WYRMS - Novembre 2013

Notre scène Française est riche, on ne le dira jamais assez. Ca ne date pas d'hier et encore aujourd'hui, malgré un flot de sorties de plus en plus important, on tombe encore sur de très bons albums, malheureusement rapidement noyés dans la masse. Le dernier WYRMS est de ceux-là et il aurait été dommage de passer à côté, c'est pourquoi sur PostChrist on a fait un petit effort pour vous proposer une interview sympatique, en plus de la chronique, car ces types le méritent, les quelques lignes ci-dessous le montrent bien. Un entretien réalisé par mail début novembre 2013.

1) Bonjour à vous WYRMS, merci d'avoir accepté cette interview pour PostChrist. On essaye d'éviter ce genre de questions quand le groupe est connus mais comme ce n'est pas trop votre cas, vous n'échapperez pas aux questions pourries. Pouvez-vous nous présenter votre projet brièvement ? On remarque que Tedd semble faire beaucoup de choses pour le groupe vu qu'il est crédité en tant que compositeur mais aussi illustrateur et même parfois parolier, c'est dictatorial comme gestion ou les autres membres ont parfois leur mot à dire ?

Tedd : Salutations, Wyrms est un groupe de metal de la région d'Orléans qui évolue constamment à travers un univers folklorique et misanthrope. C'est à l'origine un projet solo que j'ai fondé en 2007, et qui est très vite devenu un groupe de quatre membres par la suite en 2008.

Je suis resté le seul compositeur ainsi que la tête pensante du groupe. Je trace les lignes directrices de tous les instruments mais je les laisse agrémenter néanmoins avec leur propre feeling et nuances. En ce qui concerne l'écriture des textes, j'ai collaboré jusqu'à présent avec Doomhammer qui à écrit la plupart des paroles.

Zayl : Un peu que c'est la dictature ! Wyrms est le projet de Tedd, son univers, et à ce titre j'interviens assez peu dans les compositions. Lorsque Tedd apporte un morceau, il a déjà une ligne directrice pour les parties de batterie : là ça blast, là ça blast pas, là je mets de la double pédale pendant trois quarts d'heures, etc. J'essaie de respecter un maximum ce qu'il a prévu, en ajoutant mes modifications bien sûr, pour les breaks, les mélodies de cymbales mais aussi parfois les rythmes. Cette façon de faire ne me dérange pas, j'ai d'autres projets à côté dans lesquels j'invente tout. En fait, il ne m'est jamais venu à l'esprit de participer plus à l'univers de Wyrms (d'apporter des riffs par exemple). Le groupe fonctionne ainsi depuis le départ et continuera comme ça je pense. Cela permet d'avoir une certaine cohérence au niveau du style. Marc et moi donnons souvent nos avis sur les structures ou les arrangements. Tedd, le PDG-Chef comme on l'appelle, non sans sarcasme, nous laisse cette liberté là bien sûr, mais c'est lui qui a le dernier mot. Par rapport aux textes, j'ai participé un peu pour Morcar Satoric, et je pense que Tedd accepterait que j'écrive à condition que le thème entre dans l'univers du groupe. Wyrms, c'est Tedd avant tout donc, nous sommes ses compagnons de route, importants mais pas indispensables.

2) Vos précédentes productions étaient sorties chez Stonkerway Records, c'était votre label (vu qu'il n'a rien sorti d'autre) ? Il a même participé à l'enregistrement de "Morcar Satoric", comment avez-vous atterri chez Tenebrd Music du coup ? Un jeune label qui semble tout juste débuter d'ailleurs.

Tedd : Stonkerway Records n'est pas un label en réalité. Le logo sur la jaquette signifie que le cd a été enregistré et mixé par Marc. Nos opus comportant le logo Stonkerway sont des autoproductions.

Pour le label, nous avons simplement envoyé un exemplaire d'Aashanstys à Drakkar production. Noktu m'a répondu qu'il était très intéressé pour produire l'opus suivant sur un autre tout nouveau label pour qui il travaille actuellement : Tenebrd music.

Marc : J'ai créer Stonkerway Records uniquement pour garder une trace de chacune de mes productions. Cela ne représente rien d'officiel. J'ai pu enregistrer quelques groupes metal de la région par le passé :Abyme, Narcoleptia, Necrophillic Gravediggers... J'ai aussi enregistré tous les Wyrms, à l'exception de la première démo.

3) Quel est votre parcours musical à chacun, vous venez tous du Metal ou vous avez un parcours plus atypique ? Vos racines BM elles sont où, à quelle période ?

Tedd : Je n'ai jamais participé à un aucun projet musical avant Wyrms. Je ne jouais même d'aucun instrument avant de me lancer dans ce projet. J'ai toujours écouté du metal depuis l'âge de 14 ans mais j'ai goûté au black pour la première fois au lycée avec Cradle of filth (Midian) et Dimmu Borgir (Enthrone Darkness Triumphant) comme la plupart des gens de ma génération. Mais la vrai révélation pour moi a été la découverte d'Ulver et son atmosphère ! 

Mes racine BM ? Elles sont dans le true black bien nerveux et froid  (Battle in the north, Under the sign of hell, Nattens madrigal) et le vieux epic/viking metal (Bathory, Windir). Mais pour résumer, la scène scandinave évidemment de 91 à 96 mais aussi l'Autriche, la Pologne... Il y a aussi les années 2000 avec la France, l'Allemagne ...

Zayl : Je viens du metal oui et c'est toujours ce que je préfère jouer. J'ai fondé mon premier groupe vers la fin du collège, avec Marc d'ailleurs, et c'était déjà du black/death symphonique. Ce groupe n'existe plus. Désormais, en plus de Wyrms, je joue également dans un groupe de stoner / indus et un groupe de Death mélodique (pas à la Children of Bodom, plutôt The Black Dahlia Murder par-là...) sous un autre pseudonyme, pour varier un peu, choper des putes de tous les côtés. Le BM est, et a toujours été, le genre qui me parle le plus dans le metal. Mes références en la matière ont beaucoup évolué avec le temps, de découverte en découverte, forcément. Je ne fais pas trop attention aux périodes mais plutôt aux groupes en eux-mêmes, et je dois admettre que ma culture BM est très limitée. Je suis absolument incapable de sortir 50 000 groupes undergrounds de tous les pays du monde comme certains passionnés, et je ne cherche même pas. Je n'ai plus la curiosité que j'avais plus jeune, j'ai l'impression d'avoir suffisamment de choses à écouter déjà.

Marc : Mon premier groupe a été un groupe de black symphonique, comme l'a dit Zayl. J'ai commencé à écouter du metal il y a une dizaine d'années, de tout style, principalement death et thrash.

 

4) On sentait une grosse influence WINDIR sur certains de vos riffs, c'était surtout vrai sur Aashanstys, plus que sur votre dernier album, c'est une forme d'hommage ou c'est purement involontaire ? Que représente ce groupe pour vous ?

Tedd : Lorsque Wyrms débutait, je puisais mon inspiration dans une ambiance très montagnarde. Je voulais, à l'écoute de la première démo "Seigneur des sommets", que l'on se sente surplomber des vallées gigantesques du haut des cimes gelées, que l'on se sente l'âme d'un ermite dans un chalet paumé dans les reliefs escarpés... J'ai découvert Arntor et Nordland II à cette même époque. Ce sont des albums qui se rapprochaient beaucoup des sensations que je voulais provoquer et qui m'ont beaucoup influencé au niveau musicalité.

Au final ça a laissé, involontairement mais inévitablement, des traces sur quelques riffs jusqu'à Aashanstys. Cependant, aucune volonté de s'identifier au sognametal ou de faire un quelconque hommage... Le sogna-metal reste à Sogndal.

Zayl : J'aime beaucoup Windir, c'est l'un des rares groupes dont je peux écouter les Cds en boucle sans me lasser. Pour l'influence... si on m'avait donné 1 euro à chaque fois que j'ai dit à Tedd qu'il n'était qu'un vulgaire plagiaire...

5) Plus généralement, quels sont les autres groupes de BM que vous appréciez ? Sans parler forcément des références du genre bien sûr.

Tedd : Ma culture black metal est relativement limitée je dois dire. Sans parler des références il ne va pas rester grand chose. Y a le premier BORKNAGAR et les débuts d'ABIGOR que j'aime beaucoup, il y a ENDSTILLE, BLODSRIT, K.P.N. et plus récemment BLOOD OF KINGU que j'ai adoré. Il y a aussi les débuts de MOONSORROW avec l'EP excellent « Tämä ikuinen talvi » et puis « Grom » de BEHEMOTH....

Zayl : Je me vois mal faire une liste honnêtement, et puis je ne pense pas que les lecteurs s’intéressent tant que ça à ma discographie, surtout qu'elle n'aurait rien d'original. En ce moment, je navigue entre Urfaust, Peste Noire et la scène Ukrainienne avec les projets de Roman Saenko (Drudkh, Hate Forest, Blood of Kingu).

6) Le Wyrm est une créature imaginaire, parfois représenté par l'Ouroboros, le serpent qui mange sa propre queue, le nom du groupe viens de là ? Ou est-ce une référence directe au roman "Wyrms" de Orson Scott Card, l'auteur de SF ?

Tedd : Ni l'un ni l'autre, Je voulais un nom court et simple, le nom d'une créature qui domine sous terre comme au ciel. Mais je ne tiens pas compte de ce que le wyrm symbolise, d'où il provient et des histoires qui y sont rattachées. Je l'utilise à ma guise dans mes propres histoires et croyances.

7) Les thèmes développés semblent justement travaillés, on sent qu'il y a un effort certain sur l'univers abordé sur vos albums, de par les dessins mais aussi les titres des morceaux qui laissent supposer une histoire assez précise derrière, pourtant aucune trace de paroles dans le livret, on en sait pas grand chose finalement, pourquoi ce choix ?La succession des titres sous forme de "chemins" fait très parcours initiatique, pouvez-vous nous en dire plus sur ces "6 chemins du crépuscule" ?

Tedd : Je laisse les gens directement décrypter les cris du grand « Doomhammer », si ceux-ci en sont dignes. Dans les livrets, je fais parler en priorité mes dessins, qui ne sont pas de simples illustrations hasardeuses, mais qui évoquent avec exactitude mes visions de ma musique. Sur "Aashanstys", ce ne sont principalement des poèmes que j'ai écrit sur mes états d'âme et des contes misanthropes qui font le parallèle avec notre réalité immonde. À côté de ça, j’introduis les Wyrms qui représentent la création et la protection de la terre, qui agissent comme des anticorps sur elle et qui la détruiront lorsqu'elle ne pourra plus tenir face à l’expansion sidaïque humaine. D'ailleurs notre prochaine prod sera consacrée à l'approfondissement de cette théologie.

"Morcar Satoric" est en fait le nom que j'ai donné à une vaste contrée sauvage et nocturne avec en son centre un château lugubre. Cet endroit prend forme dans l'esprit des gens atteints du stade ultime de la folie, isolation, nostalgie maladive et haine suprême du monde réel. Le château attire continuellement les personnes qui ont basculé dans ce monde en leur faisant prendre ces fameux "chemins" qui représentent différents tourments.

8) Quand j'ai vu certains de vos dessins pour la première fois, je n'ai pas pu m'empêcher de penser aux dessins "immatures" (si vous me pardonnez le terme) que font pas mal de groupes au début de leurs carrière (pas tous vos dessins je vous rassure !). Même les plus grands s'y sont laissé aller comme le montrent les démos de WINDIR ou "Carpathian Wolves" de GRAVELAND par exemple. A l'époque pourquoi pas, mais à l'heure d'aujourd'hui où l'informatique est roi, c'est quand même plus facile et plus propre de faire un truc rapidos sous Photoshop. Pourquoi ce choix ? C'est un peu réactionnaire non ?

Tedd : J'attache beaucoup d'importance aux artworks fait à la main. Je trouve que c'est bien plus authentique et que ça dégage bien plus de personnalité qu'autre chose. Que le dessin soit moche ou pas n'a aucune importance. Et puis, je tiens aux méthodes artisanales des choses, ça renforce le folklore. Tous les artworks ont été réalisé exclusivement pour Wyrms et sont directement inspirés de la musique, comme je l'ai dit plus haut.

Zayl : Je n'avais jamais vu le dessin de « Carpathian Wolves » et je dois admettre que le style est vraiment proche. Non content de tout sucer sur Windir et Ulver, Tedd aurait donc aussi copié Graveland !? De mieux en mieux ! Autrement, je trouve les dessins de Tedd très bons et j'apprécie l'homogénéité visuelle des démos/albums. Je cautionne tout particulièrement ce côté « fait main » à vrai dire, c'est tout à fait l'univers de Wyrms.

    

9) Le titre "France Décadence" ne sonne pas vraiment "contes et légendes fantastiques", de quoi parle-t-il ? Vous avez un message à véhiculer via WYRMS ou pas du tout ? Plus généralement, vous sentez-vous liés à une idéologie ou une philosophie de vie quelconque ?

Tedd : Un blasphème envers cette époque Française me semble être légitime. Le morceau traite principalement des conséquences de la perte de la souveraineté de la nation et l'enfouissement de sa culture et de son histoire, ce qui facilite l'acceptation du mondialisme chaotique dans l’esprit du peuple.

Je ne revendique aucune appartenance ou liaison avec un quelconque groupuscule ou autre communauté philosophique. Wyrms suit uniquement ma propre vision du monde et résulte d'un amalgame de mes sensations et réflexions. J'ai ma propre conception du nationalisme, de l'humanité, du monde des hommes tel qu'il est et aurait dû être, etc.

Zayl : Tout ne tourne pas autour des contes et légendes dans Wyrms. La mélancolie, la solitude, la nostalgie, la « misanthropie », le cœur de Wyrms est là pour moi, contes ou pas contes. « France Décadence » correspond parfaitement à cette ligne : le récit d'un personnage peiné et dérouté par les changements de son pays qu'il n'a pas souhaité, auxquels il ne peut rien, et qu'il doit subir au quotidien. La France est d'ailleurs tellement décadente que l'on a laissé passer des fautes d'orthographes sur le livret de Morcar Satoric ! J'en ai encore mal, je ne sais pas ce qu'on a foutu pour la vérification... J'espère que l'on pourra rectifier le tir en cas de prochaine presse. Jetez-vous sur les Cds, ils seront bientôt collectors, 3000€ sur ebay le Wyrms illettré ! (Ndlr : tant qu'on n'atteint pas le niveau de maltraitance des premiers albums de Furia, l'honneur est sauf !)

10) Pour élargir encore la question précédente, que pensez-vous de certaines valeurs, souvent véhiculés dans le BM, comme le satanisme, le paganisme, le nationalisme ou l'identitarisme ?

Tedd : Le satanisme et le paganisme tels que je peux les observer dans le milieu black metal ne me plaisent pas. Ils m’apparaissent comme un prétexte pour s'inventer un choix spirituel ou pour se sentir plus à l'aise dans la communauté metal... Concernant les principes et valeurs du satanisme à proprement parler, certaines de mes valeurs s'y entrecoupe comme l'individualité de la croyance ou la reconnaissance de la nature comme cadre unique de l'existence, mais rien de plus. Je ne me soucie pas de savoir avec quelle philosophie je case.

Personnellement, je vois la vie telle que la nature l'a créé, avec ses fondements de base et non pas comme la société humaine moderne veut nous la montrer. Pour mieux comprendre, il y a juste à comparer une tribu qui vit en forêt depuis des siècles en harmonie totale avec son environnement grâce à un mode de vie complètement stable et inchangé depuis toujours, et notre société qui nous inculque comme but ultime le sexe et l'argent à outrance dans un souci d'égoïsme maximal et au détriment du devenir de son prochain, de son environnement et de son élévation spirituelle.

Le nationalisme est combattu par ceux-là même qui veulent nous faire croire que l'homosexualité est une sexualité normale, que le métissage forcé éradiquera le racisme ou encore que le multiculturalisme dans un pays avec une histoire aussi chargée que la France est une bonne chose...

Ces gens n'assument absolument pas le choc qu'ils infligent au pays, ils rejettent la faute sur d’hypothétiques coupables, les « racistes » par exemple. On peut constater que toutes ces idées « nouvelles » ne font qu'ajouter des tensions qui fragilisent le pays. Personnellement je ne prétends pas être un patriote ni un grand défenseur du nationalisme, mais je pense qu'il comporte certaines valeurs et principes indispensables pour la stabilité du pays rendant une unité plus forte du peuple.

Zayl : Je suis athée, le satanisme ne représente rien pour moi en tant que spiritualité, et je me sens d'ailleurs assez loin de certaines valeurs que cette doctrine peut promouvoir, comme l'individualisme à outrance, le refus de toute morale, l'absence de compassion, etc. Ça doit être mon côté gauchiste et mon fond de culture Catholique laïcisée qui ressortent. Et puis il y a des courants de pensées multiples là-dedans, on ne s'en sort plus. Le satanisme « sérieux » existe probablement, avec ses cercles officieux, ses messes noires, ses enfants en bas âge dilatés et mutilés, mais au quotidien, le satanisme - selon moi - reste avant tout une posture pour adolescents en crise qui aiment dessiner des pentacles et des croix inversées sur leurs cahiers de maths, leurs trousses, leurs sacs, leurs avant-bras (à coups de compas, la souffrannnnnnnnce, le saaaaaaaaaang). Satan et l'acné sont indissociables dans mon esprit. « Ça sent la jeunesse donc la connerie » dirait Céline. Voilà, ça fait bien de citer de grands auteurs dans une interview de BM, non ? Le nationalisme et l' « identitarisme » sont des valeurs dans lesquelles je me reconnais plus. Pas la peine de rentrer dans les détails, je suppose que les lecteurs se foutent de ma vision politique, à raison, qui n'a d'ailleurs aucune influence dans Wyrms. Les antifas indécrottables m'ont de toute façon déjà catalogué dans les fachos NSBM à la simple vue des mots « Peste Noire » quelques questions plus haut.

11) Vous avez fait un certain nombre de concert déjà, plusieurs fois avec les FHOI MYORE d'ailleurs, des potes à vous ? C'est important pour vous la scène ?

Tedd : Ouais, ce sont de bons potes à nous. Nous nous sommes rencontrés lors d'un concert à Paris en 2010 et nous avons immédiatement sympathisé. Ils sont venus vers nous après notre set et nous ont fait signer leur magazine des « Back street boys » qui leur sert de livre d'or. Depuis, je leur ai fait tous leurs derniers artworks et j'ai assuré leur seconde guitare sur leur tournée 2013. Leur musique défonce autant que ces p'tits gars sont teigneux, surtout Balahr, leur chef malicieux. 

D'ailleurs, j'en profite pour vous faire part de leur distro perso. Ils fonctionnent par vente ou troc et ne marchandent que de la qualité ! Contactez-les à cette adresse pour obtenir la liste de leur prod :

sreng@fhoimyore.fr  et  balahr@live.fr

La scène est une bonne chose pour le groupe surtout quand c'est bien fait et que l'atmosphère est bien rendue. C'est la meilleure façon de faire vivre le groupe vis-à-vis du public. En ce qui nous concerne, on aimerait actuellement faire bien plus de concerts et aller assez loin de chez nous.

Zayl : La scène est très importante pour moi, même si nos précédentes prestations n'ont pas toujours été top niveau son, présence, mise en place. J'aime beaucoup ce que font Fhoi Myore, sur Cds comme en concert, et on a passé d'excellents moments à chaque fois que l'on s'est vu, ce qui ne gâche rien. Et puis, c'est grâce à eux que j'ai découvert Blood of Kingu et Hate Forest en plus, alors merci !

12) Vous vous intéressez à votre scène régionale ? Comment ça se passe dans la région Centre ? HSN, IN MORTIS VERITAS (le type de feu PROPHECY), on en a parlé sur PostChrist, vous les connaissez ?

Tedd : Je ne m’intéresse pas à la scène régionale, d'autant plus qu'il n'y a pas grand-chose à découvrir niveau black, mais je reste plus ou moins au courant de ce qui se passe car je vois et j'entends causer de choses et d'autres.

Jamais entendu causer de « HSN ». Par contre, j'ai appris l’existence d' « IN MORTIS VERITAS » de la bouche de son fondateur que j'ai rencontré cette année lors de notre dernier concert à Tours. Un type qui m'a l'air très sympa et qui est dans le milieu black depuis les débuts 90 ! Sinon, sur Orléans, il y avait à l'époque APOSTASIA, signé chez Adipocere, qui semblait très prometteur...

Zayl : Je ne connais strictement rien de tout ça. Le seul groupe de black metal du coin que je connais s'appelait Apostasia, et c'est fini depuis un moment il me semble. C'était du black symphonique d'Orléans, assez excellent je dois dire, avec un côté indus / spatial intéressant. « Martyrs of God », leur premier album, m'avait mis une bonne claque. Pour le Loiret ça s'arrête là plus ou moins. Le black metal n'est pas à la mode par chez nous, on a du HxC nous cousin, du MxC, du DxC, n'importe quoi en -xC avec 50 adjectifs même et en anglais, sauf du BxC !

 

     

13) La scène française ça vous parle ? Comment la voyez-vous ? Vous pensez comme certains que le black metal, c'est les années 90 et rien d'autres, il y a des trucs à sauver encore aujourd'hui ?

Tedd : La scène française ne me parle pas spécialement. Je suis de plus en plus distant avec le monde du black metal. Le black, c'est évidemment les années 90 étant donné que cette période a vu les plus grands élans d'inspiration qui ont défini les bases.

Aujourd'hui, il y a bien entendu des bons groupes selon moi, issus des années 2000 et qui subsistent mais ils sont moins nombreux à apporter quelque chose de nouveau et se noient dans une masse de groupes sans saveur éjaculant de toutes parts grâce au web. Du coup, l'image du black metal se fane et vire à la parodie et le peu de gens en quête de bons groupes auraient tendance à désespérer. Ce que je viens de dire n'a rien de nouveau évidemment ; tout le monde peut sniffer cette odeur de rance au sein de ce mouvement musical qui commence à être surfait. D'ailleurs, rien que le fait que tu poses cette question le prouve.

Zayl : Sûrement qu'en cherchant bien on trouvera des mecs pour dire que le black metal c'est 1987, le 27 mars pour être précis, et rien d'autre... Évidemment qu'il y a des trucs à sauver aujourd'hui ! Et Wyrms alors !? Fhoi Myore !? Moonreich !? Lutece !? 1000 autres encore connus et inconnus !? La scène française regorge de bons groupes, et de merdes aussi bien sûr. On a de tout, chacun peut y trouver son compte, de la grosse prod', de la prod' de cave, du brutal, du dépressif, de l'Anglais, du Latin, du Breton, du Français ! Je crois que la scène française est riche et n'a rien à envier, en 2013, à quelconque autre pays.

14) Votre nouvel album vient tout juste de sortir, une idée sur la prochaine étape ? J'ai cru comprendre qu'une sortie avec FHOI MYORE était déjà envisagée. D'autres choses de prévues également ?

Tedd : En effet, un split avec FHOI MYORE est en marche et prévu pour l'été 2014 normalement. Je me demande d'où tu tiens cette info d'ailleurs... (Ndlr : Du facebook de Fhoi Myore tout simplement, je ne fais pas encore partie de la NSA !) En parallèle de ça, je suis en train de terminer la composition du 3ème album. De plus, nous tentons de préparer des dates pour l'année prochaine. Ce n'est pas chose aisée mais on espère que ça va bouger.

Zayl : Tout est dévoilé, adieu mystères !

15) L'entretien touche à sa fin, encore merci d'avoir accepté cette entrevue pour PostChrist. S'il a quelque chose que vous aimeriez rajouter c'est le moment, je vous laisse conclure.

Tedd : Merci bien à PostChrist pour votre intérêt et celui des lecteurs. Si des personnes sont intéressées par mes dessins, logo, artworks, etc, je propose mes services via cette page web :

https://www.facebook.com/mexohorousartworks

Zayl : Merci pour l'interview, bonne continuation. Dieu vous garde !

Marc : Merci et bonne continuation !

Propos recueillis par Blaise pour Postchrist.