WOODS OF INFINITY

Förlåt

 Même si 4 ans se sont déjà écoulés depuis l’indispensable dernier album, WOODS OF INFINITY n’avait pas vraiment disparu. Il a sorti des splits et des EP avec du très bon et du moins intéressant, du vieux et du plus neuf. Et comme le groupe n’a jamais été prévisible, il était impossible de savoir à quoi allait ressembler le nouvel album et surtout s’il allait atteindre le niveau de son prédescesseur.
 Tout le monde a déjà la réponse à cette question en ayant vu la note que j’ai donnée. Mais attention, ce Förlåt a de bonnes choses. Seulement, plusieurs éléments le rendent plus décevant et loin des espoirs fondés. 
 Tout d’abord, le groupe a voulu éviter la répétition trop flagrante et a changé des détails importants de sa musique. On ressent moins les ambiances mélancoliques et désespérées des précédents opus, à cause d’éléments plus propres et plus polis. Il ne s’agit pas des vocaux qui sont bien les seuls à être aussi tourmentés et possédés que dans le passé. Ils proposent d’ailleurs toujours autant de variété dans les timbres et donnent envie de se mettre au suédois pour comprendre ce qu’ils déblatèrent. Non, les vocaux sont excellents. Il s’agit en fait de la musique où les claviers ont la part belle et sont présents à tous les coins (« Mörkrädd »). D’autres morceaux s’inspirent désormais beaucoup du classique comme le bon « Underbart » qui me rappelle Prokofiev et « Pierre et le Loup ». Même si c’est bien composé, difficile de retrouver le mal-être si caractéristique du groupe. Alors bien que le groupe vise l'ironie et le second degré, le résultat est décevant de prime abord parce qu'ils y perdent de leur personnalité. Il suffit d'écouter l’immonde reprise de « Walking in the Air » chantée en anglais pour secouer la tête de dépit. C'est le concept qui est mis avant la musique avec cette reprise de The Snowman. Bref, le visage de WOODS OF INFINITY n’est plus tout à fait le même vu de loin.
 Et je précise bien « vu de loin » parce qu’une fois ces surprises passées et digérées, on se rend compte qu’il reste des traces de notre bon vieux groupe maladif. Je pense avant tout à « Slicka Fitta » qui propose une tourmente proche des morceaux d’Hamptjärn mais c'est aussi le cas de « Förjuden Frukt », « Ursprung » et « De Vilda Vågornas Piran ». Ces titres touchent du doigt ce qu'on attend de nos Suédois, et peuvent rendre l'album satisfaisant auprès des vieux fans. Par contre, la plage de 25 minutes « Våt Ängsmark » est à prendre comme un bonus gadget sans aucune utilité puisqu’il ne fait que compiler des titres de variété suédoise dans lesquels le mot « Flicka » (fille) apparaît. Intérêt très limité ! Pas sûr que ce soit une bonne idée de faire passer le concept avant la musique... Ou alors comme sur l’intro et sa boîte à musique suivie d’un rire d’enfant. C’est court et ça met dans l’ambiance...

par Sakrifiss, le 27/10/2011

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