WOODS OF DESOLATION

As the Stars

3 ans ont passé depuis l'excellent Torn Beyond Reason qui nous proposait un WOODS OF DESOLATION au firmament de son potentiel ! Depuis, D. continue son petit bonhomme de chemin seul, toujours en gardant les yeux sur sa ligne de conduite musicale...

En effet, le style à la fois atmosphérique et mélodique de l'Australien marque toujours autant par ses mélodies à la fois inspirées et tortueuses, qui se distillent agréablement dans une musique tout en finesse et non dénuée d'une certaine intensité. Pas de surenchères techniques (même si le travail aux guitares est loin d'être négligeable dans l'ensemble, surtout sur certains morceaux), pas de lourdeurs, D. n'est pourtant pas plus enclin aux passages à vides ou aux introductions et aux conclusions. C'est d'ailleurs là, pour ces deux derniers points, un défaut qui empêche une bonne finition de chaque album de WOODS OF DESOLATION. Il suffit de mettre la lecture de l'album et se rendre compte que la première plage commence de manière brusque, sans une préparation qui aurait pourtant été la bienvenue. L'album finit de la même façon. La variété musicale n'est pas absente, mais les breaks sont peu marqués, le style privilégiant logiquement les ambiances et les structures linéaires. Heureusement, de courts interludes sont présents çà et là. Après, ne faisons pas la fine bouche : on ne saurait s'ennuyer à l'écoute de cet album qui délivre exactement ce que l'on était venu chercher ou/et ce que l'on attendait de lui. Le rendu des compositions est certes inférieur au précédent opus, mais reste d'un haut niveau quand même.

Finalement deux bémols sont à relever d'un point de vue purement musical. D'abord (et surtout) celui du temps. Le précédent opus faisait un peu moins de 38 minutes, celui-ci n'atteint pas les 35 minutes. Ensuite, le départ de Tim Yatras qui avait prêté sa voix pour le seul album de 2011. Celle-ci convenait si bien à la musique de D. que l'on ressent inévitablement un vide. La voix du nouveau chanteur (en invité d'ailleurs, est-ce dire que le prochain album aura encore un nouveau chanteur ?) n'est pas mauvaise, mais plus classique. Elle sied au style certes, mais sans grand panache. Il manque cet effet dramatique et intense que procure la voix de Tim. Deux bémols qui n'enlèvent cependant rien à la qualité musicale réelle de cet opus.

N'oublions pas le reste, c'est-à-dire le visuel et l'ambiance. Pour le premier, rien de bien extra. On reconnaît une touche du Eternal Turn of the Wheel de DRUDKH, avec ces dessins torturés et en tons particuliers, mais avec une absence totale de livret. C'est bien dommage, mais on devra se contenter de strict-minimum, ou presque ! Heureusement, l'ambiance est d'un niveau largement supérieur. Entre le sombre, le dépressif et le mélancolique, comme à chaque fois (avec pour ma part un avantage à ce troisième) : pas difficile d'être emporté par cette musique introspective et profonde !

Un très bon album en soi, mais vraiment trop court, c'est bien dommage !

par Baalberith, le 25/02/2014

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