WOLVES IN THE THRONE ROOM

Thrice Woven

Le dernier album des Etats-Uniens de WOLVES IN THE TRONE ROOM remontait à six ans. On aurait pu penser qu’ils avaient pris le recul nécessaire pour redorer un blason sali par l’inintéressant Celestial Lineage, dont ils étaient pourtant si fiers qu’ils en avaient fait en 2014 une version instrumentale, tout aussi inutile que l’original. Visiblement, ce temps n’a pas été mis à profit. Les frères Weaver ont juste profité de ces dernières années (mois ?) pour recruter un troisième membre. Non seulement on s’interroge sur l’intérêt d’un tel choix, mais à écouter le résultat, on peut même se demander s’il n’est pas à l’origine du niveau de cet album. Difficile de savoir, quoi qu’il en soit le résultat est bien là.

En effet, WOLVES IN THE TRONE ROOM a construit sa réputation sur un style bien à lui, surtout à l’époque où le groupe est né, dans le milieu des années 2000. Il s’agissait alors d’une musique intense et atmosphérique, où le bourrinage de la batterie répondait agréablement à des lignes mélodiques saturées dans des structures assez linéaires, mais bougrement puissantes et immersives. Une dizaine d’années et quelques albums après, la musique n’a plus rien à voir. Ici, aucune puissance, aucune intensité. La construction musicale est certes plus travaillée, avec des rebondissements et des passages calmes assez nombreux, mais rien ne ressort.

Car le problème est bien là : les frères Weaver n’ont jamais été de grands compositeurs. Il a toujours manqué dans la musique du groupe cette flamme, ce rendu mélodique, qui aurait pu véritablement booster l’ensemble et faire une réelle différence entre un bon groupe et un groupe majeur. Mais ce qui était autrefois un bémol, devient à présent une véritable difficulté : le style intense et immersif compensait assez facilement ce défaut, mais à présent que la musique évolue dans un rythme mid-tempo presque généralisé, voire contemplatif par moments, l’absence d’inspiration devient un handicap évident. En d’autres mots : on s’ennuie sévère ! Ce ne sont pas les quelques passages de guitare sèche et les samples (plus ou moins discrets) qui changeront grand-chose. En revanche, on ne compte plus les passages à vide, ce qui devient même pénible quand on dépasse les dix minutes. Il est ainsi compliqué de parvenir à la fin du troisième morceau sans décrocher ou appuyer sur "stop".

De la musique à l’ambiance, le constat est presque le même : ça tombe plus ou moins à l’eau, un peu comme la pochette qui sous couvert d’une originalité charnelle n’offre qu’un pitoyable dessin ! Ce n’est pas stérile, certes, mais on est à des années lumières des premiers albums dans lesquels on pouvait facilement s’immerger.

Huit ans depuis le dernier album de qualité sorti par le groupe, on est en droit de se demander si ça vaut encore le coup de s’intéresser au groupe…


par Baalberith, le 01/10/2017

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