WINTERFYLLETH

The Dark Hereafter

WINTERFYLLETH fait partie de ces groupes qui, au fil des années, continuent de produire régulièrement un album (tous les deux ans) sans vraiment varier leur style. Une recette qui paie difficilement sur la longueur, à moins d’avoir un très gros potentiel, mais qui a l’air de plutôt bien réussir aux Anglais. En effet, ce nouvel album, le 5è, offre des morceaux de très bon niveau ; mais n’innove absolument pas…

Dès les premières notes, le ton est donné : un Black résolument pagan, loin des clichés atmosphériques du genre. La musique est puissante, servie par des structures lourde où la linéarité n’existe pas, mais dans lesquelles le fil directeur est super évident. Ainsi, les riffs cycliques dirigent clairement la construction musicale, agrémentés de quelques breaks seulement, bien placés, et d’un rythme soutenu. La voix, toujours puissante et haineuse, se marie très bien avec les atmosphères et la puissance du style, davantage que dans WODENSTHRONE pour rester dans un style et surtout un concept similaires. L’inspiration est au rendez-vous : comme toujours le rendu est bon, mais le 2e morceau offre une base mélodique excellente qui n’est pas dans l’habitude du groupe qui se contente habituellement de mélodies plus noyées et passe-partout. C’est un bon point qu’il faudrait recommencer !

Le hic ne réside donc pas dans la musique, mais plutôt dans le produit lui-même. Pour un groupe qui nous habitue à de longs albums, ce nouvel album prend la forme d’un EP déguisé : le 2e morceau est en effet un bonus de l’album précédent (du coup, ça passe encore pour la plupart des auditeurs), mais le dernier est en réalité une reprise d’ULVER, ce qui n’échappera à personne. Résultat, loin d’offrir 40 minutes et quelques comme annoncé, ils nous gratifient de moins de 33 minutes, voire moins de 25 minutes si on enlève le 2è morceau.

Ce qui est bien avec WINTERFYLLETH, c’est qu’il n’a jamais trop axé son visuel sur l’originalité, mais sur l’efficacité. En gros, il utilise un peu d’effets infographiques pour sublimer la réalité sans la transformer. C’est à mon sens la meilleure chose à faire, quel que soit (ou presque) le concept. Ainsi, tout de vert noyé, dédié à la Nature, plus précisément aux montagnes et aux forêts, le visuel de The Dark Hereafter fait très bonne figure !

Le livret 12 pages suit les tons de la pochette et l’esprit du groupe : simple et efficace. On ajoute juste un zest de travail sur les tons et sur le posing (intelligent) du groupe et on boucle l’affaire. Quant à l’ambiance, elle est toujours bien fichue, avec l’approche musicale et l’ajout de quelques chœurs qui viennent envelopper l’auditeur.

Bref, un très bon album, qui est juste beaucoup trop court !


par Baalberith, le 12/11/2016

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