WHITE DEATH

White Death

Décidément, la Finlande et le Black Metal orthodoxe, c’est une longue histoire d’amour. Ce qui est encore plus marquant, c’est qu’il également possible, la chose n’est pas rare, de tomber sur des formations dont les membres ne jouent pas forcément dans d’autres projets (Black Metal). C’est le cas ici de WHITE DEATH, dont seul le chanteur et le bassiste se sont essayés à d’autres groupes, et encore, rien de très connu. Enfin, et c’est le plus important, cela n’empêche pas ce pays de sortir souvent de bons albums, ce qui est encore le cas avec ce premier album qui vient ponctuer trois années de travail (matérialisées par un promo, un EP et un split). Plusieurs morceaux ont d’ailleurs été repris pour l’occasion dans cet album, ce qui leur évite d’être éparpillés inutilement, mais l’ensemble reste en-dessous des 35 minutes, ce qui fait très court !

Vous l’avez compris, cet album apparaît dans la droite lignée de l’école finlandaise orthodoxe, avec toutes les caractéristiques du style. Les riffs sont incisifs et suivent une ligne mélodique simple et cyclique au sein de laquelle la voix, haineuse, coupe comme un rasoir.La construction ne varie guère au cours d’un même morceau, ni entre les morceaux, avec quelques breaks légers ou plutôt rebondissements pour donner un peu de relief. Un morceau comme le 3e présente même un véritable plagiat de riffs de BEHEXEN (période des deux premiers albums).

Néanmoins, la production est plus soignée que chez beaucoup de leurs comparses et on a le droit à quelques passages rompant avec le fil directeur structurel du morceau, souvent réalisés avec intelligence. Le dernier morceau est quant à lui plus proche des canons mélodiques qu’orthodoxes, avec notamment un peu de voix claire.

Quoiqu’il en soit, le rendu général est très appréciable : c’est inspiré, bien fichu et les mélodies touchent souvent avec assurance. Celle du dernier morceau par exemple, est particulièrement marquante à ce titre. La démonstration mélodique n’est d’ailleurs jamais niaise.

Visuellement, le style orthodoxe marque encore le rendu, car nous n’avons comme souvent affaire qu’à un produit très peu développé : digipack sans livret, pochette réduite à néant, à peine une photo à l’intérieur (simple, mais bien faite, c’est déjà ça). Pour le reste, on repassera. L’ambiance est naturellement sombre, sans être particulièrement léchée et très satanique. Le minimum syndical dira-t-on…

Un bon album, trop court sans nul doute, mais qui respecte la recette et plaira aux fans.


par Baalberith, le 15/07/2017

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