WALLACHIA

Wallachia & From behind The Light

Sous couvert d'une présentation de l'album de 1999, je parlerai également de l'ep éponyme de 1997, les morceaux étant totalement repris dans ce premier...

Avant de faire un break de 10 ans, WALLACHIA avait sorti une première démo en 1996, puis un ep en 1997. Cet album est la 3e sortie du groupe, qui est alors en réalité un quasi-one-man-band. Il ne s'agit en réalité pas d'un vrai album complet, en effet, les 4 morceaux de l'ep sont repris sur cet « album », retravaillés, et additionnés à quatre autres nouveaux morceaux. Ainsi, de 46 minutes et quelques de cet « album », nous avons en réalité 2 ep en un CD. Vous allez me dire que l'intérêt de From Behind the Light reste entier car il évite d'avoir à se procurer l'ep précédent. Et bien oui et non. Oui, car ce premier ep est difficile à se procurer, mais non car l'ep de 1996 offre une production plus chaude et mieux adaptée à la musique de WALLACHIA que celle sur l'album de 1999. En effet, sur ce second, elle est plus claire et froide, meilleur donc qualitativement, mais certainement pas émotionnellement...

Sur l'ensemble des un peu plus de 48 minutes de musique que nous offrent finalement ces deux ep additionnés, on retrouve le même type de musique : du Black Metal très atmosphérique où les nappes de claviers dominent l'ensemble et la linéarité des guitares s'installe sans poser préjudicie à la musique. A noter que les guitares sont bien plus mises en avant dans l'album que sur l'ep. Le style est mid-tempo, les structures très simples mais agrémentées de quelques breaks excellents (il suffit d'écouter le premier morceau). Surtout dans l'ep, la subtilité est bel et bien présente, entre les claviers et les ajouts de guitare sèche, permettant de générer une atmosphère particulièrement prenante (alors qu'elle pêche davantage dans le second). L'ambiance gothico-médiévale est ma foi très pertinente dans la globalité, mais évidemment surtout dans l'ep. A noter une grosse particularité : une voix très grave et très trafiquée. Il est vrai qu'au premier abord on est tenté de se demander quelle mouche a piqué Lars Stavdal, le patron du groupe, mais finalement tel un HATE FOREST, certains admettront que tout horrible qu'elle soit, elle correspond bien au style musical adopté. Le rendu des compositions est globalement de qualité, mais encore une fois surtout dans l'ep, avec notamment le très beau 3e morceau. L'album se montre quant à lui plus incisif dans les guitares et dans le son, mettant davantage de côté les claviers ou leur donnant un son plus propre et moderne, ce qui rend moins bonne l'inspiration.

Visuellement, on est en plein dans l'époque où il suffisait de balancer des photos de Nature forestière et un brin montagneuse avec quelques pierres pour contenter la plupart des fans. Ma foi, ça avait le mérite d'être intègre à défaut d'être très travaillé. C'est donc le cas ici : dans les deux produits, on retrouve ce genre de paysages avec (je crois deviner) des photos du château roumain de Bran connu pour être soi-disant celui de Vlad III l'Empaleur, sur le 1er ep.

Entre les deux, l'ep éponyme de 1996 est vraiment meilleur à tous points de vue, mais vous pourrez vous rabattre sur l'album au besoin. Je mettrai bien 4,5/6 à l'ep et seulement 3,5/6 à l'album. Il n'en reste pas moins que le groupe avait alors une âme et un savoir-faire personnel tout à fait agréable !

par Baalberith, le 15/11/2013

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