UADA

Devoid of Light

Le succès de MGLA ces dernières années n’aura échappé à personne je pense. Ce n’est donc pas surprenant de voir apparaître des groupes « worship » quelques temps après. UADA est l’un d’eux, car il rend hommage (entre autre) à cette formations de manière assez flagrante. Et non seulement il le fait d’une très belle manière, mais il arrive en plus à se faire attachant, malgré une personnalité proche de zéro.

Quand je dis personnalité proche de zéro, je n’exagère pas vraiment, c’est disons le « point faible » de la formation, si on peut le dire ainsi. Pour qui aime les hommages, comme moi, ça ne devrait pas être un problème, du moment que c’est bien fait comme on dit. Ici, c’est même très bien fait. Donc de mon point de vue, il n’y a pas de problème. Surtout que les points forts sont nombreux, à commencer par ces multiples influences bien assimilées qui font plaisir à entendre tout le long de l’album.

On retrouve effectivement tout un tas d'éléments connus, autres que la très évidente touche MGLA, qui renforcent ce sentiment de faible personnalité mais stimulent suffisamment l’écoute pour oublier cet écueil. On entend pour commencer ces influences dans les voix : l’esprit CULT OF FIRE sur « Devoid of Light » est marqué par exemple, mais aussi dans certains riffs caractéristiques d'un INQUISITION (le riffing d’ouverture du titre éponyme, quelques-uns sur « Black Autumn, White Spring », etc.) et on pense également à la scène mélo suédoise, DISSECTION en tête, pour cette dose de mélodie abondante tout le long de l’album.

L’album n’est pas trop long, 35 minutes, et va ainsi à l’essentiel, sans trop en dire, c’est un véritable avantage vu sa démarche, on ne risque pas d'être saoulé par la durée. 

L’objet en soi est superbe. L’artwork signé Kris Verwimp est déjà marquant, mais le slipcase et le reste du livret-poster mérite de s’y pencher. Merci à Eisenwald de penser à ceux qui achètent encore des CDs, ça devient rare. 

Pour résumer, malgré le nombre d’influences et la faible personnalité qui en découle, UADA propose un premier album très réussi, d’une fraicheur très appréciable, l’engouement autour n’est donc pas exagéré. Son accessibilité lui ouvrira fatalement les portes d’un public pas forcément familier du style, mais si cela peut rendre ce public plus exigeant à l’avenir, ce n’est pas plus mal. 

par Blaise, le 09/10/2016

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