TOBC

What It's like to Be Undead

Né en 2011 avec un premier album signé sur le label russe Kunsthauch, le one-man-band TOBC (œuvre d'un certain Dominicus, totalement inconnu au bataillon de la scène Metal extrême) sort deux ans plus tard son What It's like to Be Undead, dans un style plus affermi et mature, et bien meilleur. Inutile de venir chercher ici de l'originalité, il s'agit d'un Black Metal très classique dans ses approches, mais dont l'intérêt réside d'abord dans le pluriel de ce mot (car cela a beau être classique, chaque morceau ou presque a sa personnalité) et dans l'efficacité (certes encore assez relative) de ses mélodies, tout cela sur presque 58 minutes de musique...

Dans cet album, on retrouve inévitablement la trace des premiers BURZUM (ou d'autres groupes atmosphériques du genre VEIL) à la fois dans la musique, mais parfois dans les intonations de la voix Black (ex : 1er morceau). Autant dire que cela plaira à bons nombre d'auditeurs. Mais la finition est meilleure, le style bien différent et plus hétérogène, et l'utilisation des riffs parfois sensiblement différente. On rencontre ainsi des riffs étirés, stridents, qui se prolonge dans les structures musicales comme des ongles grincent sur une plaque de verre, aux côtés d'autres riffs plus Metal voire progressifs. Accompagnés de bons passages de claviers, ils permettent de générer des morceaux globalement longs (dépassant souvent les 6 minutes et demie), mais jamais linéaires ou répétitifs. Les deux premiers morceaux à eux seul sont des bons exemples de tout cela. Il faut une certaine qualité de composition pour arriver à cela, car il est nécessaire de bien construire sa musique. Ici, tantôt les claviers prennent le dessus, débouchant même à plusieurs moments sur de l'ambiant ; plus souvent les guitares se mettent en avant, changeant régulièrement de ligne mélodique directrice. Finalement, tous les morceaux apportent leur lot d'intérêt à leur façon. Si les mélodies vraiment marquantes sont assez rares, on ne s'ennuie jamais !

Je ne sais pas si la maquette du visuel a été commandée chez Tim Burton, mais on se croirait clairement face à une jaquette d'un Beetlejuice ou d'un Noces funèbres, mais certainement pas face à celle d'un album de Black Metal. Je ne sais pas à quel point cela a été voulu, mais force est de constater que le résultat est là ! Qui plus est, aucun livret n'est à espérer (ce n'est finalement peut-être pas plus mal !) et le triptyque cartonné n'offre rien de plus que quelques textes (mal) plaqués sur un fond bariolé. Malgré tout, l'ambiance sombre est bien présente et sans faire plonger l'auditeur dans un univers très imagé, elle lui permet de passer un bon moment conceptuel.

Un bon album, efficace et personnel à la fois, mature, qui trouvera sans aucun doute ses fans. Il manque de rendu pour le hisser plus haut sur le podium, mais aucunement de talent...

par Baalberith, le 06/11/2013

D'autres albums de Black Metal atmospherique recommandés

SUMMONING - Oath BoundEMPEROR - In The Nightside EclipseBURZUM - Hvis Lyset Tar OssSUMMONING - Let Mortal Heroes Sing Your FameDRAPSNATT - Hymner Till UndergångenSUMMONING - Old Mornings DawnLYRINX / ELYSIAN BLAZE / D.O.R - Universal AbsenceWOODS OF DESOLATION - Torn Beyond ReasonBLUT AUS NORD - Memoria Vetusta I: Fathers of the Icy AgeSATYRICON - The ShadowthroneHECATE ENTHRONED - The Slaughter Of Innocence - A Requiem...HECATE ENTHRONED - Dark Requiems And Unsilent Massacre

D'autres albums d'ambiance Sombre recommandés

LORD BELIAL - Enter The Moonlight GateDISSECTION - The SomberlainDIAPSIQUIR - A.N.T.I.EMPEROR - Anthems To The Welkin At DuskEMPEROR - In The Nightside EclipseSHINING - V - HalmstadFARSOT. - IIIIDARKTHRONE - A Blaze in the Northern SkyDEATHSPELL OMEGA - KénôseSIGH - Infidel ArtOBTAINED ENSLAVEMENT - WitchcraftOBTAINED ENSLAVEMENT - Soulblight

Autres chroniques