TARTAROS

The Red Jewel

Deuxième opus de Charmand Grimloch qui reprend la suite de l'œuvre musicale de TARTAROS commencée deux années auparavant avec The Grand Psychotic Castle. Le style reste proche, mais dans une orientation nettement plus puissante musicalement, offrant un album heureusement assez court, car pas « évident » à terminer...

Je m'explique. Grimloch a choisi de reprendre les bases musicales traditionnelles du groupe, avec ces synthés hypnotiques et ses envolées symphoniques, mais en les exécutant de manière plus lourde, linéaire, et intense. Les riffs des guitares sont saccadés (mais pas Death je vous rassure), tout comme les lignes de claviers ; les structures musicales sont compactes et peu variées, avec des breaks peu marquants. Le style est donc stressant et dense, mais moins élaboré et approfondi que par le passé. Les symphonies dévoilées sont donc enfermées dans un carcan structurel assez étouffant qui demander une attention prolongée de l'auditeur (et donc le fatiguera inévitablement). Finalement, lorsque l'album se termine à la fin du 8e morceau, on en ressent presque une libération, comme si c'était la fin d'une torture (émotionnelle, pas musicale !). Sur ce point c'est bien joué ! Mais s'il est vrai que le rendu est intéressant, ce choix nuit au potentiel mélodique et donc à l'inspiration, qui s'en trouve assez juste sur chacun des morceaux (mais pas absente). C'est un peu dommage car les morceaux ne se différencient pas assez les uns des autres. Enfin, la voix est également moins bonne et moins tranchante, ce qui n'arrange pas la situation.

Le gros point fort de cet album est (encore ?) l'ambiance. Et encore une fois, c'est le gothique (ici doublé d'un côté un peu fantastique, presque épique) qui est à l'honneur : un univers à mi-chemin entre un Indiana Jones et un Hantise, si vous me permettez ces rapprochement cinématographiques. Le visuel, doté hélas d'une pochette assez minable, suit bien le concept, dans un ensemble bleu-sombre jouant sur des fonds évocateurs. Il y a un certain travail et un sens du rendu visuel tout à fait convainquant.

Un second album encore une fois de qualité, mais qui n'est pas à la hauteur des espoirs mis dans l'ep. On devra pourtant se contenter de cette fin !

par Baalberith, le 19/10/2013

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