SVIKT

I Elendighetens Selskap

 Tout le monde a déjà lu ici ou là que la Norvège était un pays fini musicalement dans le black et il se peut que certains d’entre vous partagent cette opinion. Or c’est bien évidemment exagéré. Certes, on peut dire que sa scène a perdu de sa superbe et qu’elle n’est plus aussi novatrice que dans les années 90, mais on voit souvent débarquer des formations qui reprennent le flambeau de leurs aînés, et qui le font avec sincérité et efficacité. SVIKT en fait partie.
 Ce groupe a été formé autour des deux membres de KRAAKER, Cornu et Hrafn, auxquels s’est greffé le batteur Bjonnavind. Et s’il est vrai qu’eux non plus n’ont rien inventé, ils sortent un premier album tout de même respectable. Il est composé de 8 titres oscillant entre 5 et 8 minutes pour un total de 48 minutes, et chaque titre respecte un schéma similaire. C’est un black rapide et rageur, laissant entrevoir le fantôme d’un vieux GORGOROTH, mais avec toujours un passage mélodique à la guitare qui nous attend au tournant, bien placé, bien senti. Il vient à chaque fois tirer la musique de l’obscurité vers une timide clarté, sonnant alors comme un KAMPFAR ancienne période. Ce passage peut apparaître au milieu d’un morceau, comme à la 2ème minute de « Morkne Rotter » ou bien dès les premiers instants comme sur l’excellent « Nattfall », ou encore sur un final. En tout cas, il est toujours tapi quelque part, et toujours greffé sur l’agressivité. Les autres instruments ne se taisent pas, à l'image de la batterie qui continue de tartiner inlassablement. Les mélodies ne trnasforment pas la musique en ambient, c'est du black à la norvégienne tout du long.
SVIKT est donc constamment à la croisée de ses deux « ancêtres », et propose un bon compromis entre l’énergie agressive d’un GORGOROTH et la mélodicité nuancée d’un KAMPFAR. La ressemblance avec ces derniers se retrouve aussi dans les vocaux, très proches. A ceux-ci s’ajoutent d’autres essais intéressants comme les parties claires sur « Vi Knekker Sammen ».
 L’atout principal du groupe réside dans les riffs aux bonnes inspirations et qui ne se répètent pas trop. Quelques soli sortent aussi du lot (à 3.20 de « Lemlestet Fordums », waow !) et il faut apprécier la capacité à faire retendre l’oreille fréquemment. Le seul problème vient du manque d’accroche sur les couplets où l’oreille a tendance à vite somnoler. L’efficacité n’est donc pas assez continue et il faudrait un peu plus de concision. C’est un début très encourageant pour ce nouveau venu qui devient un bon outsider du black norvégien.

http://www.myspace.com/svikt

par Sakrifiss, le 21/11/2011

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