SUHNOPFER

Offertoire

On pourrait débattre de l'identité de la scène française pendant des heures, mais certaines formations font partie intégrante de l'unité de cette scène et c'est le cas de SUHNOPFER, indubitablement. Ce nouvel album le confirme.

Premier constat, SUHNOPFER change très peu. On ne met pas longtemps à retrouver ses repères : le jeu de Ardraos est toujours aussi survitaminé, l'exécution sans temps morts ou presque et d'une durée plus qu'honorable puisque l'on frôle les 50 minutes. SUHNOPFER convainc sans problème avec comme à son habitude un album bourré de blasts, de mélodies, d'accélérations démentielles, de vocaux hystériques  et peut-être un poil sur-mixés, mais ce n'est pas excessivement gênant  pour un album à la fois entraînant et agressif. On est secoué du début à la fin et ce n'est rien de le dire, c'est une véritable tornade sonore qui s'abat sur nous et dont on subit les effets de manière impuissante. Une seule respiration : « Majestueux Repaire », tout en arpèges et aux forts accents médiévaux, arrive à point nommé. Son enchaînement d'une grande fluidité avec « Chevalier Maudit » est terrible, un des très grands moments de l'album ! Les moments forts sont d'ailleurs nombreux, j'ai envie de citer aussi cette mélodie poignante qui débarque dans la seconde moitié de « Les Légendes de l'Ours », un pur régal. L'album offre en fait une densité qui l'empêche de s'essouffler, il y a toujours quelque chose de bon à saisir, quelque soit l'état d'esprit, et ça permettra je pense à Offertoire de résister à l'épreuve du temps, comme le précédent d'ailleurs. On en reparle dans 20 ans héhé !

A noter une participation de Famine de PESTE NOIRE sur « Chevalier Maudit », assez discrète car sans le livret difficile de le remarquer, mais bien identifiable si on le sait. C'est par ces soutiens mutuels que l'unité de la scène française devient visible, on se souvient de la participation de Ardraos chez AORLHAC, CHRISTICIDE ou SIGILLUM DIABOLICUM, et bien ces nouvelles alliances le confirment.

Bel artwork au passage, surtout la version Digi, paroles en lettres dorées sur fond noir avec un jeu de dessins/photos présenté de manière assez sobre. On peut regretter l'absence des petits textes « culture G » du précédent mais ce n'est pas si grave.

Au final, un retour tout en hargne, en fougue, en densité que peu de formations arrivent encore à nous proposer après tant d'années. Si vous avez aimé SUHNOPFER jusque-là, n'hésitez surtout pas !

par Blaise, le 17/02/2015

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