STRIBORG

Perceiving the World with Hate

2009. Perceiving the World with Hate est le premier album de l'année pour STRIBORG. Le premier car la moyenne du seul maître à bord, Sin Nanna, étant de deux par an, on s'attend à en voir au moins un autre.

Tout le monde a entendu parler de STRIBORG ? Pour faire simple, c'est la tête de Turc idéale et facile à cause du nombre de sorties et parce que "ce n'est pas un musicien, il est totalement désaccordé...", parce qu'"il fait du posing en contradiction avec son univers misanthrope", parce que "les dessins dans les livrets sont plus mauvais que ceux de ma petite soeur", et parce qu'"il utilise des claviers tout nazes".
Ah ah ah, c'est vraiment tordant. On se marre un bon coup et on passe à autre chose ! A bientôt.

Voilà, c'est bon ? Les lourdingues sont partis ? Bien, on y va alors.
Si dans mes chroniques précédentes de STRIBORG, j'ai voulu mettre des notes destinées à des non-initiés, j'ai décidé cette fois-ci d'en faire une pour celui qui aime ou a aimé le groupe. Beaucoup d'amateurs ont déserté en cours de route, et moi aussi j'ai eu des moments de doute. Non seulement je n'arrivais plus à digérer le nombre de sorties, mais j'avais surtout été déçu en 2007 avec Ghostwoodlands et Solitude qui proposaient trop de morceaux ambient. Ils ne sont pas vraiment ratés, mais très semblables. On en a donc vite fait le tour et Sin Nanna a un peu trop tiré sur la corde.

Cependant, en 2008, il est parvenu à concentrer tout cela, à garder de l'ambient mais dans des proportions plus raisonnables. Bref, il s'est affiné, et du coup Automnal Melancholy et Foreboding Silence contiennent des hymnes au misanthropisme et à l'angoisse.

Perceiving the World with Hate arrive dans ce contexte.

Comme à l'accoutumée, c'est du tout pour l'ambiance, rien à faire de la technique et donc 6 titres sur 9 de pur STRIBORG : de la bonne bouillie sonore. Et c'est une qualité ! Toutes les règles musicales sont sûrement bafouées, au grand dam des musiciens puristes pour qui la technique est primordiale. STRIBORG s'en passe. Pourquoi tel son serait plus adapté que tel autre ? Le black doit-il se conformer aux standards ? Sin Nanna ne le pense pas. Son seul souci est de retransmettre ses expériences : une misanthropie découlant de la déception et la vie à l'écart que celle-ci a entrainée. Ca ne veut pas dire qu'il a décidé de haïr l'humanité, mais qu'il a du mal à y trouver sa place, du mal aussi à trouver des camarades ayant le même regard que lui.

Du mal ? Rien d'impossible tout de même, et cela explique non seulement qu'il soit marié, mais aussi qu'un morceau soit joué en compagnie de Malefic de XASTHUR. Les mondes de ces deux monstres se recoupent de façon évidente, et il était donc normal qu'ils collaborent. C'était même primordial à l'écoute du titre, "Call of the Redwood Forest". Un dosage parfait du talent de chacun.

Tous les autres morceaux "chantés" sont de la même trempe, des mélodies qui observent la vie d'un homme fragile et entier. Tous, sauf "Negative Emanations" qui accèlère beaucoup le rythme pour un résultat mitigé. La violence n'a jamais été le fort de STRIBORG, le groupe est plus efficace avec des mid-tempos.

Dans les morceaux instrumentaux, en revanche, on peut tout jeter. "Origin of Paranormal Possibilities" et ses 10 minutes d'ambient qui n'ont qu'une qualité : couper l'album en deux. Les 3 minutes de "When the Moon and the Earth Collide into the Sun" qui piétinent sur le terrain de jeu de WOLD avec une sorte de noise dérangée. "The End" qui mélange bruits du vent, sons de cloches dans le lointain et bruits de pas inquiétants pour laisser le mot de la fin à un cri d'horreur féminin.

Au final, 5 titres très réussis, un autre moyen et trois instrumentaux toujours inutiles... C'est un des meilleurs essais de l'Australien.

par Sakrifiss, le 04/06/2009

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