ONE MASTER

Forsaking A Dead World

Et encore un de plus ! Dans la droite lignée de ses aînés, ONE MASTER est de ces groupes qui perpétuent la tradition du true black bien fait. Formé en 2002 aux Etats-Unis, ONE MASTER suit son petit bonhomme de chemin laissant de côté les nouvelles sonorités à la mode comme le dépressif et le mélodique. Après 2 démos, ils se lancent de manière indépendante dans leur premier album vraiment très encourageant.

Les amateurs éclairés ne seront pas perdus : Forsaking A Dead World est un album raw au possible brillamment exécuté qui laisse la part belle aux guitaristes Valder et Phlegathon qui emplissent les titres par de gros riffs hypnotiques, véritable réminiscence des grandes heures de DARKTHRONE, IMMORTAL (les débuts surtout, je pense notamment à Diabolical Fullmoon Mysticism) et leurs rejetons.

ONE MASTER transpire le déjà-vu de tout ses pores : le traitement vocal donne une impression familière sans être clairement identifiable (un peu d'Abbath peut-être...), elle s'emboîte parfaitement dans un tourbillon de haine et de désespoir, le tout accompagné de références diverses à la fantasy teintée d'occultisme (le livret s'accompagne d'extraits des romans « Dragonlance » de Weis et Hickman qui se sont inspiré du célèbre jeu de rôle Donjons et dragons). On aurait peut-être aimé un accompagnement plus présent, notamment une batterie qui en impose plus... La basse est comme à son habitude très en retrait mais Vonsignore tire son épingle du jeu en arrivant à la faire vivre suffisamment dans ce massacre sonore.

Composé de 6 titres de plus de 5 minutes, ONE MASTER nous envoûte pendant un peu plus de 36 minutes. Véritable bourrage musical, maniant les variations de tempo (l'hypnotique « Chill of the Grave » s'inscrit entre deux titres, l'un aux légères touches plus thrash comme « The Dark Tower » puis un autre beaucoup plus Darkthronien comme « Unholy Grimness »). Forsaking A Dead World est donc un melting-pot qui résonne comme un hommage tout entier dédié au malin. Nos quatre enfants du diable n'ont même pas à rougir de leur autoproduction qui sonne vraiment pro.

Cet album est une vraie perle qui montre qu'il est encore possible d'offrir des titres excellents dans un genre musical usé jusqu'à la corde, mais c'est aussi parce que le True Black Metal résiste à la mode, parce qu'il n'est que l'exaltation d'un besoin d'expression primaire qu'il ne peut être question d'évolution musicale.

par DreamSquare, le 28/03/2009

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