NUIT NOIRE

The Gigantic Hideout

En 2011, les fées reviennent ! 4 ans après l'excellent Fantomatic Plenitude, Tenebras nous sert à nouveau notre dose de féérie nocturne et de douceur addictive. Attendez-vous encore à une foultitude de paroles outrageuses et de riffs jouissifs !

Bien entendu, l'esprit de NUIT NOIRE est toujours présent. Des fées partout, des voix fausses tout du long, du fäerical blasting punk aux influences BM lointaines. Mais la formule a tout de même pas mal changé, après 3 albums dans une veine sensiblement similaire. La production tout d'abord a évolué : beaucoup plus claire et moins brute de décoffrage. Ensuite, on sent que la musique de NUIT NOIRE est beaucoup plus léchée que par le passé, avec par exemple souvent 2 ou 3 guitares qui se superposent, l'incursion de quelques percussions, et une batterie bien mieux jouée qu'avant. Cela surprend au début, puisque la production raw, la batterie mal jouée et les guitares simplistes étaient quand même une partie intégrante de la musique de NUIT NOIRE. Mais difficile de dénigrer pourtant un tel changement : l'évolution ne nuit pas du tout à l'ambiance de The Gigantic Hideout.

Les influences se font également plus diverses ; j'entends par exemple beaucoup plus de pop sur ce nouvel album que par le passé. C'est assez évident dans « Douce Nuit », que je me surprends à chanter assez souvent au grand désarroi de mes compagnons d'infortune. Certains morceaux sont très spéciaux, comme l'excellent « Hiding In The Night » et son côté ritualiste assez poussé, tambours tribaux et incantations à l'appui. On retrouve enfin quelque chose de beaucoup plus punk dans « Shitface », gentil message d'insulte envers les « fashion nightclubbers ». Quoi ? De l'agressivité dans NN ? Dans quel monde vit-on...

Chaque chanson a son charme, et les changements apportés à la musique ne me déplaisent pas. Au final ce nouvel album est du même tonneau que les deux précédents, un putain de bol d'air frais qui me fout le sourire à chaque écoute. Et ça se finit sur le totalement jouissif « In love with the night », avec une voix plus fausse et horrible que jamais, tout à fait comme j'aime. Un petit coup de gueule pour finir : comment un tel groupe peut-il se retrouver à autoproduire ses albums alors que des dizaines de groupes génériques et inintéressants se retrouvent signés sur des gros labels ? C'est bien dommage, même si le côté DIY de l'artwork qui en résulte colle tout à fait à l'esprit de NUIT NOIRE.

par Jankowitch, le 19/01/2012

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