NOKTURNAL MORTUM / GRAVELAND

The Spirit Never Dies

Bien qu’étant un grand fan des deux formations, je n’attendais pas forcément ce split, pour au moins deux raisons. La première est que GRAVELAND n’est plus que l’ombre de lui-même ces derniers temps (ce split le confirme une nouvelle fois, malheureusement), la seconde parce que NOKTURNAL MORTUM tarde à sortir le successeur de Voice of Steel, pourtant annoncé de longue date, et j’ai l’impression que ce split ne fait que retarder l’échéance.

Mais soit, admettons, sur un malentendu ça peut marcher, et cela étanchera sûrement notre soif quelque temps. En fait, avec le recul, pas vraiment. Passé le plaisir de la découverte, je ne trouve pas vraiment de raison d'y revenir. Mais commençons par le début, après avoir gentiment recyclé l’introduction de NeChrist, NOKTURNAL MORTUM propose son véritable premier titre, sans grande surprise on est dans la droite continuité de l’album précédent. C’est presque regrettable puisque justement, NM nous avait habité à changer régulièrement de style, ne reproduisant jamais deux fois le même album. Ici, la proximité est trop évidente, à ceci près que ce premier titre offre une brutalité peu commune, et surtout un peu factice, sans compter le bruit de sirène complètement hors de propos à un moment. C’est pagan une sirène maintenant ? Bref, heureusement, le troisième titre "В кайданах часу" rattrape le coup et se fait d’une profondeur et d’une sensibilité des plus appréciable, NM se décide enfin à repousser ses limites, comme à son habitude, et nous propose du frais, de l'audacieux, du dépaysant. Sans être extraordinaire, c'est bien fait, et ça sauve la première partie de ce split. 

En revanche, la partie GRAVELAND est complètement anecdotique, c'est même un euphémisme. Voix monocorde inexpressive, riffing complètement absent, éléments folk basiques, rythmique galopante plus proche du cheval de trait que du cheval de guerre, bref, d'une mollesse décevante. A se demander si Rob Darken ne confondrai pas avec le temps LORD WIND, son projet purement folk, avec son projet principal. Dans tous les cas, rien ici ne rappelle les grandes heures du groupe, et je n'entend pas nécessairement la partie BM des débuts, révolue évidemment, mais bien la période "récente". Fire Chariot of Destruction n'a jamais paru aussi loin, alors qu'il a à peine 10 ans au compteur. C'est franchement regrettable qu'une légende puisse à ce point sombrer, rares sont les exceptions à ce jeu finalement. Espérons que ce ne soit qu'un passage à vide temporaire.  

Voilà donc un split clairement dispensable, avec lequel même les fans risquent de rester sur leur faim, l'intérêt n'étant finalement que symbolique. Et si les symboles comptent peu pour vous, passez votre chemin, ça reste la meilleure solution. 

par Blaise, le 30/03/2016

D'autres albums de Black Metal atmospherique recommandés

AFSKY - SorgONIRISM - The Well of StarsLOTH - ApocrypheLUMNOS - Ancient Shadows of SaturnSUNKEN - DepartureSADNESS - LeaveULG - WindarkRUNESPELL - Unhallowed Blood OathPURE WRATH - Ascetic EventideASTRAL PATH - An Oath to the VoidSOLBRUD - VemodSOLBRUD - Jaertegn

D'autres albums d'ambiance Epique/Fantasy recommandés

HYPERION - Seraphical EuphonyMACABRE OMEN - Gods of War - At WarMACABRE OMEN - The Ancient ReturnsFHOI MYORE / WYRMS - Les Limbes Pourpres / Mehxôhorr - Les IV Dimensions CosmogoniquesTRIUMPHANT - Herald the UnsungERED WETHRIN - Tides of WarEMYN MUIL - Elenion AncalimaEMYN MUIL - Túrin Turambar Dagnir GlaurungaCALADAN BROOD  - Echoes of BattleESCHATON - UnshakenETERNUM - Summoning the Wolven SpiritVALLENDUSK - Homeward Path

Autres chroniques