NITBERG

Nagelreid

 Parmi les groupes qui ont marqué mon évolution perceptive du black, je place facilement BRANIKALD. Rares ont été les groupes à réussir à mêler aussi efficacement haine, rage, nostalgie et misanthropie. Leur dernier album date de 2001, et depuis le groupe s’est mis en hibernation, en attendant un réveil hypothétique.
 Heureusement, Kaldrad, la tête de cette formation a eu d’autres projets assez proches musicalement. Je retiens surtout FOREST, très marquant encore dans les émotions qu’il nous lance à la gueule mais lui aussi au repos désormais, et bien entendu NITBERG, qui, lui, est toujours vivace en 2010.
 La formule est là encore assez similaire, et c’est un plaisir ! Kaldrad est désormais accompagné de son vieux compagnon StringsSkald, avec qui il jouait déjà dans plusieurs groupes, pour nous infliger un NSBM de haute volée.
 La première remarque, c’est que cet album de 56mn est composé d’un seul titre, « Nagelreid ». Enfin, ça c’est sur le papier, parce qu’en fait, le titre en question est facilement découpable en 5 parties distinctes, espacées même par des blancs ou des fade-out. C’est un peu l’agacement de cet album d’ailleurs. On aurait aimé pouvoir naviguer plus facilement d’une partie à l’autre… Enfin, si c’est le choix du groupe que de nous obliger une écoute d’une traite, soit…
 Alors pour aider ceux qui veulent écouter telle ou telle partie, en voilà un découpage agrémenté d’un titre de ma création, imageant les ambiances en présence.

PARTIE 1 : « On a les boules et c’est vous qui allez morfler ! »
Début - 15mn35
Une intro qui met tout de suite dans l’ambiance du skeud. On ne va pas avoir des sentiments larmoyants, mais des baffes dans la poire. La production a d’ailleurs été très soignée et enterre les anciennes productions de NITBERG. Les troupes arrivent sur le champ de bataille et 1mn50 plus tard, les vocaux du Russe apparaissent, toujours aussi raclés que dans le passé, très haineux. Ça tape dur, et on voit de grands barbus foncer dans le tas, leurs haches à la main. La batterie et les guitares ne s’arrêtent pas et on a droit à des rugissements humains ainsi que de rires démoniaques en fond. Une telle rage inspire ARKONA (Polonais), M8L8TH ou WSCHOD. Il y a bien un léger moment de répit à 8mn11, mais c’est juste le temps de reprendre un petit souffle. La bestialité est à l’ordre du jour, et jusqu’au bout !

 PARTIE 2 : « La flamme ne peut pas s’éteindre »
 15mn35 - 31mn10
 Le début du titre est bien lent, les combattants se sont faits plus rares et c’est peut-être bien l’heure du constat. La bataille a-t-elle servie à quelque chose ? 4 minutes passent ainsi, avec des ambiances contemplatives suivies d’un retour aux accélérations, plus retenues que sur la première partie et avec des riffs réussis, proches de BILSKIRNIR à un moment. Les vocaux changent aussi, singeant les déclamations de FOREST. Enfin, le morceau se termine encore plus gaiement, avec une belle mélodie à la NOKTURNAL MORTUM. Toute cette partie est donc plus calme et mesurée, entre fatalisme et envie de continuer la lutte.

 PARTIE 3 : « Si t’en reveux, y’en re-a !»
 31mn10 – 38mn27
 Cette partie est bien plus courte, et surtout bien plus directe. On retrouve la hargne du début. C’est de l’énergie pure, une renaissance complète qui achève toutes les têtes encore vivantes.

PARTIE 4 : « Dans la mare de sang »
38mn27 – 44mn04
Cette partie est entre la 2 et la 3, avec un mid-tempo qui laisse entrevoir de la fatigue. Le guerrier est toujours debout, mais plus vacillant, les genoux dans une mare de sang.

PARTIE 5 : « Dernier Effort »
44mn04 – Fin
L’heure du final est venue. Il reste encore des forces et elles se déploient ici. Les passages sont énergiques, mais avec une pointe de mélancolie encore dans les riffs, faisant encore penser à ARYAN ART. Le combat aura-t-il été gagné ? Peu importe, on aura été intègre et combattant jusqu’au bout.

 Voilà les sensations que l’album font fait sentir, même si les artistes n’ont pas pensé du tout à ça, leur musique m’a immergé dans un monde qu’on voudrait changer, qui ne nous ressemble pas. On passe par des moments de rage, d’autres de doute, d’autres encore de peine, mais on abandonne jamais. NITBERG est moins touchant que BRANIKALD, mais tout de même suffisamment chargé en émotions.

par Sakrifiss, le 29/11/2010

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