NARGAROTH

Jahreszeiten

Pendant des années, je me suis demandé ce qu'était "un album pour les fans" à cause d'une chro de l'album Sadistic Sex Daemon de MISANTHROPE en 2003. Alors que j'avais adoré Misanthrope Immortel, rien ne me plaisait dans cet opus. Alors quoi ?! Je n'étais donc pas un vrai fan ? Je ne méritais pas cette appellation parce que je ne vibrais pas à l'écoute des morceaux ? Ah, ça m'aura bien hanté pendant près de 6 ans avant d'avoir des éléments de réponse grâce à ce NARGAROTH.

"C'est un album pour les fans"... c'est exactement ce que j'ai pensé. Et voilà pourquoi : d'abord parce que ceux qui ne connaissent pas le groupe ne doivent pas commencer par celui-ci. Il n'est pas du tout représentatif de sa carrière avec ses 4 longs titres (10mn, 13mn, 21mn, 16mn) qui suivent une introduction parlée de 3mn. Ceux qui veulent avant tout découvrir NARGAROTH doivent écouter le très varié Black Metal ist Krieg (2001) ou alors les titres plus courts et directs de Semper Fidelis (2007). 

Ensuite parce que ceux qui ont justement apprécié cet album féroce ne retrouveront pas les mêmes ambiances sur ce Jahreszeiten. Là, Kanwulf a décidé de nous raconter les saisons et musicalement, ça se rapproche avant tout de l'EP de 2002 : Rasluka Part II. C'est à dire que les mélodies sont mises en avant afin de servir ce concept. 

Le printemps arrive en premier avec un air délirant et festif dans les premières minutes que personne d'autre que lui n'aurait osé intégrer au black. Aucun doute, on croit d'abord à une blague tant ça se rapproche d'une mélodie paillarde. On tient là un titre étonnant qui rebutera énormément de monde, mais qui s'explique par le concept.

L'été arrive ensuite avec toute une succession de changements de rythme. La boite à rythme devient complètement folle après la neuvième minute, et à moins de haïr cet artifice, on ne pourra pas rester de marbre face à ce titre.

L'automne a aussi son lot de surprises avec des déclamations claires à partir de la seizième minute très bien senties.

L'hiver enfin est plus direct, plus froid comme on pouvait s'y attendre et on a peu de répit hormis le break à la neuvième minute.

Le principal, c'est de bien saisir que tous ces morceaux sont étirés au maximum, et c'est là la principale raison qui me fait dire que cet album est destiné aux fans. N'importe qui les trouvera longs, sauf celui qui a toujours rêvé que Kanwulf aille au bout de ses phantasmes. Celui-ci se fait plaisir en répétant sur plusieurs minutes les mêmes riffs avant de partir sur un autre, puis encore un autre. Il offre ce qu'il ne pourrait pas faire sur un album "normal", des longueurs nécessitées par le concept. Du coup, même si on dépasse l'heure de musique, on a l'impression d'être devant un EP, cadeau pour les amoureux des mélodies du groupe...

par Sakrifiss, le 16/02/2010

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