NACHTMYSTIUM

Assassins - Black Meddle Part 1

ULVER, BEHEMOTH et même DARKTHRONE sont des groupes qui ont su évoluer et qui n’ont désormais plus grand chose à voir avec leurs débuts. Leurs évolutions m’ont personnellement déplu, mais elles ont été logiques. Il en est de même avec NACHTMYSTIUM.

Ce groupe américain jouait à sa naissance, en 2000, du black emprunt d’émotions fortes grâce en partie à des vocaux tranchants, et se rapprochait de son compatriote JUDAS ISCARIOT. Et peu à peu, il a changé jusqu’à ce nouvel album, finalement dans la continuité de Instinct : Decay, et donc prévisible.  

Ce prédescesseur contenait effectivement beaucoup d’éléments venus d’autres cieux que de ceux du BM classique. Les touches expérimentales et progressives étaient flagrantes, mais elles ne marchaient pas trop sur les pieds du BM et s'y mêlaient au contraire très bien, apportant volupté et béatitude. 

Eh bien sur cet album, ces touches sont encore plus présentes et certains titres n’ont plus qu’une vague odeur de BM. La trilogie qui clôt l’opus, « Seasick » est une invitation à un joli rêve en couleurs, et les guitares sont sur la majorité des titres bien polies. Sur « Code Negative » entre autres, elles ressemblent TRES fortement à celles des GUNS’N ROSES sur « Estranged » et le dauphin qui joue avec Axl dans son clip revient alors en mémoire... C’est l’image principale que j’ai de cet album de NACHTMYSTIUM : un gentil dauphin... Attention, c’est très beau un dauphin, je ne suis pas en train de dire que c’est raté, mais ça va très loin justement. Je ne rentre pas très bien dans leur BM allégé. Je reconnais que la sauce prend parfaitement sur 3 morceaux quand même.

Tout d’abord  « Assassins » restera comme un classique du groupe. On mémorise tout de suite les paroles, criées avec des timbres variés et très bien maitrisés : « We FEAR nothing ! And are nothing ! ». Il dure peut-être un peu trop longtemps avec sa longue partie instrumentale et son final inutile, mais les 5 premières minutes sont excellentes. « Ghost of Grace » et « Your True Enemy » sont dans la même veine. On est loin du BM traditionnel, mais le mélange marche, même s'il se montre limité. 

Il y a également le morceau « Omnivore », plus dur, qui nous rappelle les origines du groupe, mais qui n’a pas grand chose à apporter ici. Sympa, sans plus... 

Le groupe a peut-être trouvé un style, une marque de fabrique et une voie à suivre, mais il en est devenu aussi bien trop prévisible. On n’en est pas encore au niveau d’inintérêt de IN FLAMES, mais on en prend le chemin.

par Sakrifiss, le 20/04/2009

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