MORGUL

The Horror Grandeur

Ce que l'on aime chez MORGUL, c'est ce génie pour retranscrire à chaque nouvel album les ambiances sombres et malsaines des endroits les moins propices pour passer la nuit, notamment les vieilles bâtisses et autres cimetières lugubres.

Ca tombe bien, ce 3e album enfonce encore une fois le clou de ce côté, mais en insistant cette fois-ci davantage sur une ambiance qui nous amène dans un univers typique des vieux manoirs anglais du XIXe, perdu au fond de la campagne la nuit. Le concept est très bien mis en scène dans cette musique si particulière à MORGUL, servie par un élément nouveau mais omniprésent dans ce 3e album : le violon. Assumé par un musicien session, il grince et accompagne chaque pas de l'auditeur dans le monde propre à Jack D. Ripper, dans la poussière et les toiles d'araignées, sur un plancher qui craque à chaque pas. A chaque fois que je l'écoute, il me vient en tête ce vieux jeu auquel certains ont peut-être comme moi joué : Alone in the dark. Bref, l'ambiance est assurément le gros point fort de cet album, jamais les Norvégiens n'ont été si loin !

En effet, cette fois-ci tout seul (non à cause d'une mésentente, mais apparemment pour raison logistique), MORGUL devient un one-man-band et devra s'en satisfaire. Cela ne l'empêche pas de continuer à nous offrir une musique plutôt cherchée et aboutie, toujours originale et assez efficace. Côté construction musicale, c'est en effet mieux que sur le précédent opus. On revient à une structure un peu comme le premier album en moins variée mais mieux maîtrisée (c'est-à-dire avec de meilleures transitions et des breaks toujours aussi bien fichus). La variété est présente au sein de la construction musicale, mais aussi des voix, tantôt claires, tantôt plus graves et Black. Le piano est très présent et le violon, comme nous l'avons dit, fait aussi son apparition (abondamment, mais intelligemment utilisé, donc absolument pas gênant, au contraire il correspond très bien au style et au concept). Dans l'ensemble, les compositions restent de qualité, avec de bons passages, bien qu'elles soient moins accrocheuses que d'habitude. Elles s'appuient fort logiquement (vu le label) sur une bonne production.

Un petit mot pour finir sur le visuel. Du bon boulot sur le rendu, mais un travail insuffisant dans le livret. Certes c'est homogène et bien crédible, les tons marron sont très pertinents pour un tel concept, la pochette est bien dans le trip, mais un simple 4 pages pour le livret est dommageable.

Le dernier bon album de MORGUL à ce jour (2012), avant que le groupe plonge dans le « n'importe quoi », donc profitez-en !

par Baalberith, le 28/06/2012

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