MIRZADEH

Desired Mythic Pride

MIRZADEH, voilà un nom que nous n'avions pas entendu parler depuis 8 ans (à ce jour en 2014) ! Un break du coup assez long qui avait laissé penser pour beaucoup de ceux qui suivaient le groupe que celui-ci avait splitté. En fait il n'en est rien, et le combo finlandais revient cette année avec son 3e album. Dans l'ensemble, rien de bien nouveau, mais une certaine insuffisance générale quant au fond qui laissera de côté un grand nombre d'anciens fans...

Desired Mythic Pride officie en effet toujours dans un Black Metal à la frontière entre atmosphérique, mélodique et symphonique, les uns et les autres étant plus ou moins dominants selon les morceaux. Le niveau technique général n'a rien d'extraordinaire, mais est plus qu'honorable ; c'est un minimum pour un groupe qui a finalement pas mal d'années au compteur. Les structures musicales suivent un schéma classique mais sans s'arrêter au traditionnel couplet. Les breaks ne sont pourtant pas toujours très judicieux et la construction musicale tend par moments à s'enfermer sur quelques répétitions peu pertinentes. Heureusement la voix est tout à fait honorable lorsqu'elle ne sombre pas dans quelques courts passages graves (ou pire les passages en voix claire !). Le problème principal relève encore de l'inspiration, très en retrait dans cet album : à part le morceau 4, plus original (pour le groupe), personnel et intéressant (on sent une influence finntrollienne), le reste est très prévenu et conventionnel (on notera cependant un bon passage mélodique moteur dans le 9e morceau). Aujourd'hui, ce genre de produit n'intéressera donc qu'une petite partie des fans du style, les plus « jeunes », les moins difficiles, laissant de côté une majorité pour qui cet opus sera celui d'une seule écoute.

Si le visuel n'a rien de mauvais, au contraire, avec sa dominante rouge et son effort dans l'infographie des pages du livret, la pochette est un peu trop niaise, plus dans le style Heavy que Black, avec le logo du groupe qui accentue le constat. Les tons d'ensemble ont en tout cas l'avantage d'être homogènes et de proposer un jeu en fond de page intéressant. L'ambiance par contre est quasi-absente. L'effet symphonique, le travail des claviers, permettent certes de créer une certaine atmosphère, mais finalement très stérile. Le concept n'est déjà pas très défini, mais la musique n'aide en rien l'auditeur.

Un album qui en soi n'est pas mauvais, mais bien trop cliché et trop mièvre, trop prévisible, pour plaire aux fans du groupe et surtout aux fans de Black Metal. Il manque d'ailleurs (et surtout) à ce groupe une réelle inspiration qui aurait pu faire toute la différence, comme c'était le cas sur The Creatures of Loviatar...

par Baalberith, le 03/06/2014

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