MEPHISTOPHELES

Songs Of The Desolate Ones

Après un premier album bien imprégné de claviers qui offrait un Black Metal atmosphérique d'une bonne qualité, MEPHISTOPHELES revient en force avec un deuxième opus bien différent : cette fois-ci le style est clairement mélodique et les guitares sont devenues les personnages centraux d'une scène en 7 actes et près de 43 minutes...

Alors, forcément, on peut remarquer une amélioration importante en ce qui concerne la technique des instruments : les guitares d'abord, mais aussi la basse et la batterie. Quant aux claviers, ils restent très présents et accompagnent bien les mélodies dispensées par les guitares. Il y a donc un bon boulot de forme avec des instruments qui sont bien établis au sein d'une structure musicale assez simple mais bien fichue. C'est juste dommage que l'introduction de l'album n'aie pas donné envie au groupe de faire également une conclusion. Dommage également qu'ils n'aient pas développé un peu plus la variété car les morceaux se ressemblent un peu trop pour le genre. Autre point intéressant avec toute cette mélodie, ce 2e album de MEPHISTOPHELES ne manque pas de puissance : le rythme n'est pas très soutenu, mais il se dégage une certaine intensité de l'album qui rappelle la ligne directrice de certains albums de CATAMENIA de la grande époque (ex : le 3e morceau). Enfin, et c'est essentiel, le rendu des compositions est de grande qualité, les mélodies sont en effet accrocheuses et l'inspiration est là. Deux morceaux se détachent de l'ensemble grâce à leur mélodie centrale : le 4e morceau et surtout le 6e. La voix est toujours aussi bonne : toujours aussi belle et encore mieux produite, dommage que ce soit là le dernier album du chanteur ! La présence de chœurs permet d'ajouter de la profondeur à leur musique et assiste parfaitement les claviers dans leur charge de donner une ampleur aux mélodies.

Reste à parler de l'ambiance et du visuel. Là c'est une toute autre histoire ! Songs of the Desolate One pourrait postuler pour le pire visuel de l'Histoire du Black Metal, en tous cas celui qui est le plus impropre à ce mouvement musical. Plus proche d'une thématique Death que Black, il exploite un ensemble proche d'un univers à la Jean-Pierre Jeunet dans La Cité des enfants perdus, sorte d'avatar d'une science-fiction à la sauce Jules Verne ! C'est d'autant plus horrible que le monstre sur la pochette intervient ici sans intérêt réel et qu'il n'existe au sein du livret aucun véritable travail de fond qui pourrait, à défaut de faire apprécier le visuel, lui faire reconnaître au moins un certain travail intrinsèque. Du coup, le concept est inexistant et l'ambiance absente (déjà que le style se prête peu à générer une ambiance crédible).

Finalement, cet album est une référence pour tous ceux qui aiment la mélodie et la qualité à l'époque !

par Baalberith, le 12/07/2012

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