KAMPFAR

Heimgang

KAMPFAR avait (désagréablement) déçu sur son précédent opus en nous offrant un son bien trop clair et épuré pour sa musique. Nous étions habitués à quelque chose de plus froid et cru, naturel, il s'était alors orienté vers une sorte de grosse production trop édulcorée. Mais, et c'est là le cœur du problème, les compos étaient restées de qualité : du vrai KAMPFAR. Car le problème c'est, qu'avec ce nouvel album, si le groupe a conservé ce son très clean, il a choisi de faire également évoluer sa musique et témoigne par-là son évidente volonté de tourner la page et de s'installer confortablement dans le grand canapé de l'« asceptic Black metal » qu'avaient installé DIMMU BORGIR, SATYRICON et autres IMMORTAL, il y a déjà quelques années. Je ne sais pas si c'est la signature sur Napalm qui explique cela ou si Napalm a été séduit par ce revirement des Norvégiens sur le dernier album et ont alors décidé de les signer, mais le résultat est là : les compos perdent fortement de leur intérêt à quelques exceptions près (par exemple sur l'avant-dernier morceau).

Alors on ne tue pas un groupe comme ça, c'est heureux, et la petite touche kampfarienne reste là (rien que dans le jeu des riffs de guitares et celui de la batterie on le constate) ; on la sent dès le premier morceau, mais on y croit définitivement de moins en moins, malgré quelques piqûres de rappel (ex : 8e morceau). C'est flagrant passé le premier morceau : une vague impression que le groupe cherche à conserver son style désespérément. Mais c'est un peu comme tenter de monter une pente enneigée avec des pneus classiques : on patine rapidement dès les premiers mètres ; arrivé au quatrième morceau on a l'impression (clairement justifiée) d'avoir fait le tour de l'album. Et ils ne peuvent même pas se rattraper à une branche d'ambiance, l'arbre étant déjà bien pourri : à l'image du son, c'est aussi crédible qu'un évangéliste dans un cours de physique quantique ! Alors la solution tient peut-être à changer de style et se lancer dans quelque chose de différent? C'est ce que tente de proposer le dernier morceau, avec une musique plus mid-tempo et mélodique. Pourquoi pas...

Sans ambiance, sans flamme, la musique de KAMPFAR ressemble de plus en plus à une redondance de riffs simples mais de moins en moins efficaces, qui provoquent davantage de lassitude voire de dépit que d'intérêt chez l'auditeur, même attentif. On est en droit de se demander ce que l'on peut bien attendre du prochain album et si la patience des fans ne va pas fondre comme neige au soleil.

par Baalberith, le 28/03/2009

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