INSANITY CULT

Of Despair and Self-Destruction

Deuxième album pour ce groupe grec, qui officie dans un black mélodique relativement cru, dans la veine SAD pour faire simple. Il faut avouer que sur le fond comme sur la forme, il y a très peu de reproche à faire sur cette sortie. Enfin, au premier abord.

Sur la forme l’album est solide. La production puissante colle parfaitement à ce type de BM. Ensuite, les codes du style sont respectés, il n’y a pas d’ajouts ni de volonté particulière pour sonner "différemment" des classiques, tout est très traditionnel. Sur le fond, heureusement, l’inspiration est là, ce n’est pas un hommage vide de sens. Les riffs ont évidemment un rôle moteur, se révèlent inspirés et souvent touchants. Les hurlements sont quant à eux puissants et convaincants, et renforcent bien l’ensemble. La limite ? Justement, tout semble millimétré pour plaire, pour coller à une façon de faire très particulière, si bien qu’il n’y a aucune surprise (sauf peut-être avec les voix claires), en particulier pour les habitués du style. 

En résumé, c’est très bien fait, mais ça manque de folie. Et par folie, je n’entends pas des prises de risques absurdes ou des ajouts sans queue ni tête. On peut jouer un style très codifié, et en même temps dépasser ses propres limites, un groupe comme DODSFERD l’a très bien fait par le passé par exemple. Ici, INSANITY CULT semble rester relativement bien à sa place. C’est d’autant plus surprenant que l’album parle, entre autre, d’auto-destruction et de nihilisme, il aurait donc été intéressant d’entendre des passages plus tourmentés, plus excessifs. A ce sujet, allez écouter SORES, autre projet de Sacrilegous, le chanteur, car pour le coup, l’excès y est présent. Ici, la mélancolie est palpable, mais rien n’est excessif, comme SAD que je citais en début de chronique. Sauf que SAD, ça fait dix ans qu’ils ne bougent plus, c’est un choix assumé, alors que pour un groupe récent l’intérêt semble plus limité. 

La seule chose étrange que je note, c’est la longueur de l’interlude central (presque le morceau le plus long de l’album !), d’autant que les trois notes d’arpège ne sont pas des plus transcendantes. Ça me rappelle légèrement MÖRKER, mais ce dernier savait mieux doser la chose lui aussi.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas un mauvais album, les amateurs de cette façon de faire à la SAD s’y retrouverons, mais de manière très, très mesurée à mon avis, justement car la proximité est grande, et la prise de risque minime. 


par Blaise, le 11/11/2017

D'autres albums de Black Metal melodique recommandés

ANGMAR - Zurück in die Unterwelt CATAMENIA - Winternight TragediesFRIGORIS - WindASMUND - WillFINSTERFORST - Wiege der FinsternisTHY PRIMORDIAL - Where Only The Seasons Mark The Path Of TimeGRAVEWORM - When Daylight's GoneFINSTERFORST - WeltenkraftORDER OF THE WHITE HAND - Veren muistoGOATMOON - VarjotVALLENDUSK - VallenduskELDRIG - Urlagarne

D'autres albums d'ambiance Mélancolique recommandés

SENTIMEN BELTZA  - Zulo beltz eta sakon honetanPROPAST - Věstnik PreispodnjiSALE FREUX - VindilisAN AUTUMN FOR CRIPPLED CHILDREN - Try Not to Destroy Everything You LoveWOLFSHADE - TroubleHELLSAW - TristFEAR OF ETERNITY - Toward the CastleSUI CAEDERE - ThrèneANCIENT - SvartalvheimDEAFHEAVEN - SunbatherVIOLET COLD - Sommermorgen (Pt. I to III)VEIL - Sombre

Autres chroniques