HEXENWALD

Descent, Rebirth and Black Light

Formé en 2001, HEXENWALD compose doucement mais sûrement puisque Descent, Rebirth and Black Light est le second album du groupe, d'ailleurs plus proche du one-man-band vu que Nachtjaeger derrière le projet s'est souvent chargé de tout le boulot. Mais qu'importe presque la durée d'activité du groupe, étant donné que celui-ci semble appartenir à une période bien précise du passé : les débuts du black metal, tout simplement.

Pas de doute, avec cet album HEXENWALD s'adresse aux vrais, aux purs, ceux qui étaient là dès le début, biberonnés à VENOM et BATHORY et qui acceptent difficilement les multiples évolutions actuelles du genre. Les compos sont volontairement dépouillées : un riffing basique et cru, un son plutôt étouffé, une rythmique pas vraiment rapide et des vocaux graves et incantatoires.

C'est simple, HEXENWALD propose ici un album figé dans le temps, servant un black old school, occulte et intense, quelque part entre les premiers SAMAEL (Worship Him surtout) et l'aspect primaire d'un BLASPHEMY. Une époque où les frontières entre les genres n'étaient pas aussi marquées que maintenant. C'est donc naturellement qu'ils piochent dans les styles proches que sont le death et le doom ("Iarnvid", "Temple Ov The Wytch") ; le bien rock'n'roll "Abstieg Der Seele" confirme également cette tendance à rendre hommage à leurs influences (de jeunesse j'ai envie de dire). L'aspect occulte est bien représenté et ce dès l'intro de l'album, mais aussi par exemple sur "The Loss of Light and Substance" avec l'apparition légère d'un synthétiseur, voire plus simplement dans le choix des noms de l'album et des morceaux ainsi que l'artwork. Mais on peut lui reprocher d'emblée un manque de profondeur, surtout si comme moi vous êtes un amateur des débuts de SAMAEL, gros malus pour l'ambiance du coup.

Un morceau qui interpelle en revanche est le très étrange "Erleuchtung", complètement dépressif et chargé de mélancolie, un black plus actuel en somme. Il fait presque tâche dans ce déluge plutôt ésotérique, mais l'émotion qui s'en dégage me touche, un peu à la manière d'un NARGAROTH. Un choix de compo bien étonnant. Le groupe nous ressort après ça deux vieux titres du placard à démos, "Crown of Horns" de 2007 et "Zeremonie der Schwarzen Sonne" de 2008. Ils bénéficient d'un son plus raw certes, mais ils valident le fait qu'HEXENWALD semble n'avoir quasiment pas changé depuis ses débuts. Preuve d'intégrité et de respect du genre s'il en est. Les deux titres bonus de la version CD restent dans cette optique.

Au final, pourquoi cette note malgré si peu de reproche ? Parce que c'est pas terrible tout simplement. Les amateurs y trouveront peut être leur compte, le genre est respecté, personnellement je trouve cet album trop linéaire et peu émotionnel, ajouté à un occultisme de façade et un rendu final qui s'avère bien fade au fil des écoutes. A réserver aux vrais fans à mon avis.

par Blaise, le 13/03/2013

D'autres albums de Black Metal old school recommandés

PESTNACHT - Nosophoros, of Blackness and MisanthropyCAVERNE - Chants des Héros OubliésSLAEGT - IldsvangerKRIEGSMASCHINE - Prism : Archive 2002-2004PAGAN HELLFIRE - In Desolation, in RuinsFREITOD - Possessed by the Horns of TerrorXAOS OBLIVION - Desolation...DER STÜRMER - Transcendental Racial IdealismSVIKT - I Elendighetens SelskapMARTIRE - MartireSAD - Abandoned and ForgottenINQUISITION - Into The Infernal Regions Of The Ancient Cult

D'autres albums d'ambiance Occulte recommandés

ABHOR - Ab Luna Lucenti, Ab Noctua ProtectiIMMORTAL - Diabolical Fullmoon MysticismDUX - VintrasNEHËMAH - Light Of A Dead StarALGHAZANTH - Wreath of ThevetatORANSSI PAZUZU - VärähtelijäNYSEIUS - De Divinatione DaemonumARYOS / REGNANT AND THRALL - A Célébration to Lilith von SiriusARYOS - Les Stigmates d'HécateDER WEG EINER FREIHEIT - FinisterreALGHAZANTH - Vinum Intus WOLD - Freermasonry

Autres chroniques