HENTGARM

Vermin

Toute jeune formation nantaise, le groupe HENTGARM nous propose ici ses premières compositions, dans un style résolument mélodique mais qui n'oublie pas d'être violent. Un album à l'identité pas encore très affirmée mais à l'exécution irréprochable, auquel il manque finalement très peu pour devenir très intéressant.

Je ne sais pas si c'est mon habitude à écouter des productions dégueulasses ou souvent mal foutues, mais ce qui m'a vraiment impressionné pour commencer, c'est l'aspect très professionnel de la production, pour une auto-prod c'est impeccable et ça ne dépasse pas ! Et puis, cela a beau être leur première production sous le nom d'HENTGARM, les musiciens n'en sont pas à leur premier coup d'essai et ça s'entend ! Une bonne partie du line-up viens en fait de KERIFERN, groupe actif dans l'UG française depuis près de 15 ans. Ils ont dû accumuler une certaine expérience depuis le temps et c'est un véritable plus ici.

Vermin est donc un album riche, intense et puissant (comme un bon café oui), on pense en fait très vite au savoir faire de la scène Allemande, avec ce son chaud typique, je pense à des formations comme HELRUNAR à ses débuts, ou plus récemment FRIGORIS, mais en bien moins poussé niveau ambiance, c'est dommage. HENTGARM sait pourtant varier et enrichir ses compos au fil de l'album, les breaks et autre changements de rythmes sont fréquents afin de donner de la consistance aux titres. Prenez le début de "Vermin" qui rappelle "The Pentagram Burns" de SATYRICON, les passages plus atmosphérique comme les arpèges sur "Yelling Path" ou l'interlude juste avant, l'envolée à la fin de "And when the Sun goes...". Tout ceci donne du corps à l'album, mais ça reste très léger et peut être trop subtil pour marquer, il manque je pense un grain de folie supplémentaire, d'extravagance, ou peut être simplement d'inspiration pour toucher réellement l'auditeur. D'autant que le concept est assez difficile à cerner (psychologique ? Pagan ? Naturalise ?). Il faut dire que le support n'aide pas : un simple digipack, bien léché mais sans paroles, ni livret. Dur de voyager avec si peu sous les yeux, ce qui est un peu la béquille quand la musique ne suffit pas.

Bref, à défaut d'une réelle personnalité, que l'on cherche en vain tout au long de ces 38 minutes, HENTGARM nous délivre un album "pro", carré, maîtrisé mais un peu trop bridé à mon goût. Aucun problème sur la forme, seul le fond pêche un peu, et il ne manque pas grand chose pour faire bien mieux. On leur fait confiance pour corriger le tir à l'avenir.

par Blaise, le 28/01/2014

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