GRATZUG

Erhabenheit

Un an seulement après son dernier album en date, GRATZUG nous en propose un nouveau encore une fois de plus d’une heure de musique, même s’il contient une reprise de LUNAR AURORA ( le groupe ayant également trouvé le temps de faire un EP cette même année 2015, on ne sait jamais, la nuit peut servir à ça…). Force est de constater que si le style ne change pas beaucoup, le rendu mélodique est vraiment meilleur, ce qui rend cet album bien plus appréciable au final.

C’est donc une musique à la fois atmosphérique et mélodique qui nous est offerte ici, où les structures musicales développent des mélodies assez simples et directrices avec refrain, au sein de morceaux souvent supérieurs à cinq voire six minutes. Certes, la construction musicale propose plusieurs breaks par morceaux, parfois intéressants, surtout quand ils offrent un peu de guitare sèche ou de piano, mais autant dire que le groupe a amplement le temps d’exploiter son filon mélodique. Quand on voit le nombre de groupes qui, au contraire, sous-exploitent ce filon en envoyant trop rapidement aux oubliettes une mélodie pertinente, on ne pourrait en faire le reproche à GRATZUG.

On leur reprochera encore moins en raison de la qualité de ces mélodies qui sont dans l’ensemble inspirées et efficaces. Elles sont d’ailleurs accompagnées par une voix assez criarde et bien fichue, malgré son aspect un peu trafiqué et le son aigu de sa restitution. Elle n’est enfin pas trop mise en avant, mais bien mixée dans l’ensemble des structures musicales. Le rendu est donc très plaisant, à part quelques temps morts ou lourdeurs.

A mi-chemin entre le digisleeve et le digipack, l’album se compose d’un carton moyennement solide, en triptyque, dont les dimensions ne correspondent même pas à celles d’un album standard (ça c’est pour ceux qui, comme moi, rangent leur albums dans des compartiment adaptés). On pourrait presque le chiffonner, surtout si le CD n’est pas dans sa place allouée (deux petites saignées dans un des pans du carton) où vous venez glisser votre CD (ce qui l’expose au passage aux rayures de l’autre côté). Bref, vous aurez compris que le packaging est vraiment à revoir. C’est d’autant plus dommage que le visuel d’ensemble est pas mal : tout en marron clair dans la veine de la pochette, homogène, avec quelques beaux dessins et une mise en page typée. Quant à l’ambiance, sans être exceptionnelle, elle se fait suffisamment bien sentir : le concept Nature et montagne, un brin sombre, reste très crédible.

Un bon album, certes simple et sans fioritures, mais tout à fait dans les canons du Black atmosphérique, inspiré, sur presque une heure de musique personnelle. On reviendrait presque à quelques vieux représentants du style de la fin des années 1990, comme le permier MEPHISTOPHELES.

par Baalberith, le 30/09/2017

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