FEAR OF ETERNITY

The Evocation of the Unseen

Il y a un trait particulier chez FEAR OF ETERNITY, c'est sa constance musicale (si on omet la très mauvaise distribution réalisée par son nouveau label depuis maintenant 2 albums) : en 12 ans d'existence et 6 albums (en comptant celui-ci), le groupe n'a pour ainsi dire pas évolué. Du coup, le bilan est à la fois simple et partagé : soit on aime et on suit le groupe, si tant est que l'on n'en attende pas plus que ce qu'il est capable de nous offrir, soit on n'aime pas et il y a ma foi fort peu de chances, hormis un réveil soudain, que l'on aimera un jour...

En effet, Andrea Tilenni, l'homme-orchestre de FEAR OF ETERNITY, nous propose ici encore une fois la même recette que sur les précédents opi : une musique très atmosphérique dans laquelle les claviers sont bien mis en avant, la batterie (pardon, la boîte-à-rythme) et les guitares se contentant de suivre les structures musicales et les mélodies générées par ces premiers, sans jamais pointer plus que nécessaire le bout de leur nez en dehors de rares moments (ex : dans le 3e morceau). Le rythme est lent, le temps pour les mélodies de s'installer correctement, la voix est criarde mais pas trop, s'insérant correctement dans l'ensemble. Du coup, encore une fois, on est tenté de juger la musique au seul regard de l'inspiration des mélodies proposées. Et sur ce point, la qualité est correcte, mais loin de ce qu'a pu offrir un Toward the Castle, bien plus intéressant. Il est à parier que celui qui n'est pas suffisamment fan du Black Metal atmosphérique de ce type trouvera les morceaux trop longs et finalement un peu trop soporifiques (pour ne pas dire niais), parfois proches d'un Richard Clayderman (cf. fin du 9e morceau). C'est dommage !

L'ambiance est également encore une fois orientée sombre et mélancolique, avec un peu moins de réussite que sur Light of the Night. On se prend au jeu sans trop de problème si l'on y est habitué, mais l'aspect mélancolique n'est pas assez poussé à mon avis. Question visuel par contre, la déception est grande. Non pas par rapport au précédent album, car c'est du même niveau, mais on regrette que le travail ne soit pas plus important et ne suive pas la pochette ma foi bien jolie : le digipack n'offre aucun livret et le reste du visuel intérieur est peu pertinent.

Un album qui ressemble beaucoup (trop ?) aux précédents au point de ne cibler qu'un public très averti. En soi c'est un bon album, mais uniquement pour les fans du style. Le choix depuis 2007 de ne sortir un album que tous les trois ans est du coup très heureux !

par Baalberith, le 02/08/2013

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