ERIS SOMNIUM

Discorde

Alors non, je vous vois venir donc je le dis d'emblée, ce groupe n'a rien à voir avec DARKSPACE, de près ou de loin. Voilà, le doute est levé, on peut passer à la suite. En réalité, ERIS SOMNIUM porte plus vers un true black relativement mélodique, un peu raw, un peu mélancolique. Proche de... je ne sais pas trop en fait.

Pour tout dire, le BM d'ERIS SOMNIUM est relativement peu expressif, le rythme est globalement mid-tempo, les breaks sont souvent minimalistes (« Stellar Scale ») et ne cherchent pas à transcender l'auditeur, plus à l'accompagner dans ses pensées. Il y a des moments où le riffing se fait un peu plus hypnotique, rajouté à une certaine cruauté on peut penser à JUDAS ISCARIOT, mais cela reste relativement bref dans l'ensemble, donc peu représentatif de l'album.

Je ne cache pas avoir eu peur aux premières écoutes d'ailleurs, dès le premier titre, avec sa mélodie centrale assez bancale. Ca s'améliore sur le second, mais une telle entrée en matière n'aide pas à rentrer dans l'album. En outre il y a une simplicité dans la démarche, appréciable en soi, mais qui manque cruellement d'intensité, et c'est une des grosses limites du projet.
Cela s'explique je pense par un manque de fluidité général, dans le riffing et même dans les transitions (« Hurle Sauvage », bien bancal), on sent quelque chose de forcé, de non naturel, et cela n'aide pas à se laisser prendre par l'ambiance, qui retombe complètement par moment. ERIS SOMNIUM assure cependant mieux sur ses accélérations et ses (trop rares) passages hypnotiques. Au moins, sur ces moments là, on se sent transporté, un peu secoué, même l'auditeur lambda devrait accrocher. On note que l'album est enregistré au studio Le Caveau, appartenant à Fog (ex-ANGMAR, NORMAN SHORES, NECROPOLE, etc.), je ne m'étonne donc pas d'entendre un bon travail de production mais pour le coup je pense que c'est un problème, car les défauts de compositions ressortent un peu trop. Un comble. Si je devais donner un adjectif pour résumer l'album, je dirais « brouillon », au sens premier du terme, puisqu'on a l'impression que l'auteur n'y a pas mis suffisamment de lui-même, de son univers propre ou de ses influences, et que c'est vraiment à l'auditeur d'y mettre du sien pour se laisser prendre.

Pour résumer, de bonnes idées, mais pas faciles à saisir, en plus de limites trop évidentes pour y prendre réellement du plaisir. Si l'album appartenait à sa pochette, ce serait une des zones les moins denses du nuage stellaire. A vous de voir.

par Blaise, le 17/06/2015

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