DROWNING THE LIGHT

Catacombs of Blood

Tiens, DROWNING THE LIGHT semble avoir un peu ralenti la cadence.Cet album est le seul réalisé en 2010 contre 4 l’année précédente. Certains diront que c’est mieux d’un point de vue crédibilité, mais les Australiens ont toujours été réguliers dans la qualité de leurs compositions alors en ce qui me concerne, il n’y a que le porte-feuille qui se réjouit du freinage des sorties.
D’autant que ce laps de temps supplémentaire n’est pas dû à un changement de méthode ou pour prendre du recul. La formule est toujours la même et il n’y a que quelques micro-changements qui apparaissent. En tout cas, il ne s’agit pas du son. Sur mes chros précédentes, je partais en guerre contre celui-ci, mais promis, je ne le ferais plus désormais. J’ai décidé d’arrêter de me plaindre de l’impression d’être coiffé d’une cloche à fromage pendant l’écoute de ces bons hymnes à la misanthropie. Non, non et non, je ne dirai plus que le son étouffé volontairement est gênant ! C’est un style, c’est une touche personnelle ! mais malgré tout, je continue de me demander si une meilleure production n’aurait pas apporté plus de haine à l’opus ! Attention, ce n’est pas un problème d’être raw. Ça ne l’est pas vraiment en fait ! C ’est juste que la musique semble plus lointaine.
 Par contre, côté compositions, on est encore gâté avec plus de 50 minutes de musique, mais attention, 13 d’entre elles sont réservées à du piano jouant seul. Ces minutes, réparties entre une introduction, une conclusion et un intermède (« Burial in the Rain »), ont été composées par Newton Schner Jr., du groupe de Neo-classique brésilien LEBENSESSENZ. C’est pas vilain, et surtout ça respecte le son des autres morceaux, mais ça prend quand même un peu trop de place, surtout quand ça dure plus de 6mn en plein milieu d’album. Le rythme en est un peu cassé. A part cette petite folie (que CIRITH GORGOR avait aussi eue sur la fin de son premier album), on retrouve le trve mélancolique habituel, nappé de claviers discrets. On ne peut pas dire que c’est du dépressif, surtout parce que les vocaux en sont bien loin, mais les morceaux inspirent toujours des sentiments négatifs et une profonde douleur, due en partie à une certaine désillusion de notre monde pourri. On ne peut qu’être contaminé par ces mélodies qui viennent toucher au coeur avec leur rythme mid-tempo accélérant de temps en temps pour ajouter de la tension. C’est surtout la sincérité avec laquelle le groupe compose qui émeut. Même si les riffs sont moins marquants que sur An Alignment of Dead Stars, ils savent toujours nous parler et on a envie de réécouter l’album fréquemment, comme les précédents.
 Seul « This Darkest Hour » se démarque, avec 2mn30 enragées au refrain dégueulé tout baveux. Un titre assez bof au final. Trop direct pour me plaire.
 Sinon, petite anecdote du côté des textes, Scorpios (ex-ANCIENT) a écrit ceux de « As Plague upon the Sheep » et Shatraug de HORNA ceux de « Entrance to Illumination ». Au moins, ça prouve que DROWNING THE LIGHT a acquis une certaine reconnaissance (ou que le BM peut parfois être une grande famille sans frontières, mais ça porte un peu atteinte à l’image solitaire qu’on aimerait garder des compositeurs d’une telle musique).
http://www.myspace.com/drowningthelight

par Sakrifiss, le 04/03/2011

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