DIMMU BORGIR

In Sorte Diaboli

Il a fallu attendre quelques années pour pouvoir écouter ce dernier album en date. Pour la plupart des fans ou des détracteurs, il ne pouvait pas apporter de grosses surprises. Bon, c'est vrai, cet album est celui que l'on pouvait logiquement attendre du combo norvégien : pro, sympho, avec ce qu'il faut de technique et de brutalité. Et c'était à prévoir : une évolution semblable à celle de CRADLE OF FILTH sur le plan de la qualité, bien que je sois bien moins négatif en ce qui concerne DIMMU BORGIR...

Une chose est sûre : les claviers sont toujours au cœur de la composition et de la forme musicale, le premier morceau donne le ton ! Les voix claires sont également encore de la partie, accompagnées par les effets de voix à la Shagrath. L'un comme l'autre sont parfaitement dispensables (il suffit d'écouter les voix claires sur l'avant-dernier morceau pour en convenir !) et ne font à mon avis qu'ajouter une sorte de « quota metal soft » qui n'a pas sa place dans le Black Metal. Un gros bémol aussi quant à l'exécution de sieur Hellhammer dont le jeu ne correspond pas à la musique de DIMMU BORGIR et qui est noyée par une production qui aplatit bien trop le son de la batterie.

Concernant l'inspiration, la qualité se fait ressentir uniquement sur quelques passages éparpillés sur l'ensemble de l'album. Les riffs sont globalement inefficaces (quelques contre exemples comme au début du 6e morceau) et on doit se concentrer sur les apports symphoniques, donc les claviers, pour distinguer quelques bons moments. Ce sont encore les breaks d'ambiance ou symphoniques (ex : morceau 5) qui présentent la plus belle inspiration. Quelques passages aussi qui agacent l'auditeur, mais la majeure partie de l'album passe tout simplement par une oreille pour ressortir gentiment par l'autre (exception faite peut-être du sixième morceau). Cela n'a évidemment rien de bien gratifiant pour un ponte de la trempe de DIMMU BORGIR, mais on peut au moins lui accorder de ne pas être le premier gros groupe de Metal et même de Black Metal à se retrouver dans ce cas de figure, c'est-à-dire de se retrouver dans une de ces grandes impasses du chemin périlleux de l'inspiration musicale. Malgré l'effort, ce n'est pas non plus la qualité de la construction musicale qui va sauver la face : c'est assez technique, bien fait, mais il n'y a rien d'extraordinaire. De même pour l'ambiance et le concept, ça on l'aurait deviné...

Un album donc globalement très moyen. Mais là où CRADLE OF FILTH s'enfonce dans un Heavy Black Metal nauséabond et sans intérêt, DIMMU BORGIRa au moins le mérite de rester intègre et de proposer toujours de bons passages. Ce n'est plus le DIMMU BORGIR d'avant, certes, mais c'est un moindre mal...

par Baalberith, le 28/03/2009

D'autres albums de Black Metal symphonique-orchestral recommandés

ESPHARES - Par delà le fleuve de la mort...WINDRIDER - To New Lands... SKYFOREST - AftermathMESARTHIM - AbsenceHORTUS ANIMAE - Waltzing MephistoCRADLE OF FILTH - Vempire (Or Dark Faerytales In Phallustein)DIMMU BORGIR - StormblastBAL-SAGOTH - Starfire Burning Upon the Ice-Veiled Throne of Ultima ThuleLOVE LIES BLEEDING - S . I . N .OLD MAN'S CHILD - Revelation 666 - The Curse Of DamnationMORGUL - The Horror GrandeurMOONSORROW - Jumalten aika

D'autres albums d'ambiance Indéfinissable recommandés

PENUMBRA - EmanateNAGELFAR - SrontgorrthCATAMENIA - EshkataCATAMENIA - Chaos BornOLD MAN'S CHILD - Revelation 666 - The Curse Of DamnationDIMMU BORGIR - Enthrone Darkness TriumphantDIMMU BORGIR - Spiritual Black DimensionsDIMMU BORGIR - Puritanical Euphoric MisanthropiaABIGOR - Channeling The Quintessence Of SatanENSLAVED - Axioma Ethica OdiniALGHAZANTH - Thy Aeons Envenomed SanityALGHAZANTH - The Three-Faced Pilgrim

Autres chroniques