DEAFHEAVEN

Roads to Judah

Nous sommes en 2011 et vous n’avez pas encore entendu parler de DEAFHEAVEN... Eh bien j’ai le déplaisir de vous informer que vous êtes bien à l’ouest, complètement à la ramasse et que ça va être difficile de vous faire de nouveaux amis à la surboum de samedi après-midi. Tirez un trait aussi sur vos envies de dépasser les 1000 amis Facebook parce que vous êtes un sacré ringard.

Bon allez, retrouvez le sourire, on va faire une séance de rattrapage ! Il n’est pas trop tard pour vous remettre au goût du jour. Ces Américains sont donc la nouvelle sensation du net, le genre de groupe qui voit sa pochette agrémentée d’un sticker tentant de nous convaincre que l’album est indispensable. 

Et pourtant DEAFHEAVEN sort de nulle part. Formé en 2010 il surfe sur les mouvances actuelles à un point tel que si le groupe était français, il se serait appelé OPPORTUNIST. Pas besoin de faire une longue description, il suffit de citer ALCEST, FEN ou DRUDKH nouvelle version pour comprendre à quoi on a affaire. Non ? Bah du black / post-rock que ne renierait pas non plus WOLVES IN THE THRONE ROOM. Du black faussement agressif où les guitares incitent à la contemplation et à l’introspection. Un moment idéal pour se rendre compte à quel point notre monde est sale et mauvais.

Mais attention, je suis taquin et on pourrait penser que c’est de la merde en rondelle, surtout qu’aucun risque n’est pris sur ces 40 minutes, mais ce serait extrapoler mes intentions. Car en fait je comprends que certains soient émoustillés par DEAFHEAVEN ! Leur musique est super calibrée, sans un seul pet de travers. Ils se sont bien arrangés pour qu’on ne puisse pas critiquer leurs composition de front. Oui, les titres copient des choses déjà rabâchées ces deux dernières années, mais avec une efficacité particulière. C'est comme un résumé idéal de ce qui a été fait jusqu'à maintenant dans le genre. Les ambiances essaient de faire tirer les larmichettes et y parviennent certainement chez ceux qui ont gardé un petit cœur de gaufrette. C’est le cas sur les quatre morceaux aux durées variées (entre 6.47 et 12.19 minutes), qui se valent vraiment.

Je ne vais pas épiloguer, tout le monde a compris que Roads to Judah est au black metal ce que Resident Evil est aux films de zombies. Difficile de trouver ça culte quand on a passé les 15 ans et demi. C’est joli, mais avec des sabots taille 56... De plus, que ceux qui pensent que le black c’est une attitude ou un visuel qui se respectent ne viennent pas poser leurs yeux sur les photos de groupe, c’est ambiance jean et casquette avec poster du Che en fond...

par Sakrifiss, le 18/08/2011

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