CRISTALYS

In Hoc Signo Vinces

Né en 2004 avec sa première démo Jadis... Vers les Puretés, les Français de CRISTALYS ont sorti ensuite une seconde démo en 2006 et leur premier album en 2009 : Suréminence. En cette année 2013, c'est donc leur deuxième album que nous offre le quatuor toulonnais, dans un style à la fois moderne sur la forme, mais pas dénué pour autant d'intérêt. Il est en tout cas clair qu'à chaque album, le groupe tente de se renouveler !

Encore une fois, on ne nous vole pas sur la marchandise : plus de 52 minutes de musique pour 9 titres. Il est difficile, comme toujours, de définir de manière péremptoire la musique de CRISTALYS : des effets mélodiques évidents qui offrent quelques bons riffs ; un côté un peu martial mais absolument pas industriel ; du clavier, mais rien de très marqué pouvant laisser à croire à une musique atmosphérique ou pire, symphonique. Ajoutons à tout cela des voix claires bien réalisées et placées qui rappellent un peu celles de FORBIDDEN SITE ou d'ANOREXIA NERVOSA, en un peu moins théâtrales, et qui participent assurément de leur concept, nous y reviendrons. Elles accompagnent une voix Black de qualité, chantant également en français. Les structures musicales n'ont rien de simplistes, jouant avec de nombreux breaks et plusieurs rebondissements. Ce peut être un plus, mais ici c'est surtout un moins je pense car il manque à cette musique un peu plus de fluidité et un fil directeur mélodique remarquable, d'autant que certains riffs ont tendance à être un peu trop saccadés. Du coup, même s'il ne manque pas de bons passages à cet album et que les compositions sont globalement de qualité et souvent assez subtiles (particulièrement dans le septième morceau), on regrette que les riffs de la trempe du principal du sixième morceau ne soient pas davantage présents.

In Hoc Signo Vinces, « Par ce signe tu vaincras », est le titre de cet album, reprenant la célèbre allocution que Constantin avait prononcée en grec (et non en latin !) après avoir eu sa vision du chrisme chrétien qui devait lui apporter la victoire contre son concurrent au trône impérial, Maxence. C'est ce que tente de rendre compte la pochette, dans un jeu de couleur et de forme laissant apparaître difficilement un char triomphal romain. Le ton est dit, mais le concept est plutôt imbibé de valeurs royalistes que de celles de l'Empire romain. Qu'à ne cela tienne, l'ambiance reste bien crédible : il y a bien une quintessence élitiste et esthète qui se dégage de cet opus. Reste que le visuel, très particulier, épuré et moderne, ne rend pas bien compte de cette réalité, même s'il est indéniable qu'il existe une recherche esthétique bien particulière. Après, c'est selon les goûts de chacun.

En bref : un bon album, plutôt personnel et travaillé, à qui il manque juste un peu d'inspiration et de mélodies accrocheuses.

par Baalberith, le 03/05/2013

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