COBALT

Gin

Voilà ce que certains, par-ci, par-là, présentent comme LA révélation de 2009, l'album à retenir avant tout. Avec ce troisième essai, ce groupe américain formé en 2000 serait un savoureux mélange de genres. Il serait l'improbable rencontre du black avec du blues, de TOOL et de tout et n'importe quoi. J'ai même vu une comparaison avec Ennio Morricone... Gin irait là où personne n'est jamais allé, et tous les riffs seraient efficaces, détonnants, surprenants même puisque COBALT ne va jamais là où on croit, et surtout peut se réinventer d'un titre à l'autre.

Et là, vous attendez que je dise que c'est faux. Et bah non, plein de choses sont vraies, mais ça ne fait pas mon plaisir. La chose la plus importante à retenir, c'est que COBALT a dépassé la limite du Black Metal. Il m'a fallu un nombre incalculable d'écoutes pour m'en rendre compte et enfin saisir pourquoi je trouvais tous ces morceaux chiants et même irritants. Il ne m'est absolument pas destiné, un peu comme les autres Américains de KRALLICE qui utilisent le black metal mais n'en font pas. Attention, ça ne veut pas dire que je suis obtus, un trve débile ou quoi. Ça ne veut pas dire non plus qu'un fan de Black Metal n'aimera pas. Ça veut dire que pour aimer Gin, il faut aimer d'autres genres ou groupes avant d'aimer le black.

Moi, je suis trop loin d'aimer les SWANS ou JARBOE pour être heureux que COBALT s'en inspire / approche. Et ce qui me rebute au plus haut point, c'est surtout la batterie. Elle me fait toujours penser à un Djembé énervant. Tam tam tam... ARRÊTEZ ÇA ! Ecoutez "Two-Thumbed Fist" ! C'est le pire. Il m'inflige une souffrance indescriptible. A chaque écoute de ces parties tamtam-esques, j'ai d'horribles boutons qui apparaissent sur le corps...

Je suis donc pleinement conscient que le problème vient de moi, pas du groupe. C'est pas sa faute si je m'ennuie ferme pendant neuf titres, et ce malgré quelques similitudes avec WOLVES IN THE THRONE ROOM. Oui, neuf parce que le dixième passe étonnamment. "A Starved Horror" me fait moins souffrir et me paraît même merveilleux après 50 minutes insupportables. Et surtout, un conseil : éteignez vite une fois qu'il se termine, car après 50 morceaux de silence (bienvenus), vous aurez à subir d'immondes chants d'esclaves noirs-américains avec les bruits de chaînes qui vont avec... Un supplice.

Sans ironie, bravo pour la superbe esthétique de la pochette, bravo aussi pour la passion originale envers Hemingway et Hunter S. Thompson (le reporter drogué qui a inspiré Las Vegas Parano...), mais ce sera difficile de faire un album qui m'intéresse moins que ça... Le groupe a des choses à dire mais pas à moi... La prochaine fois peut-être, avec d'autres influences ?

http://www.myspace.com/stinktown666

par Sakrifiss, le 16/01/2010

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