BELENOS

Chants De Bataille

Voilà enfin le très attendu troisième album de BELENOS qui, très logiquement, sort chez Adipocere après la fermeture de leur ancien label Sacral productions. Un album qui présente une sorte d’autopsie du line-up annoncé, comme le leader Loïc Cellier est parti en Bretagne et que le reste du groupe reste éparpillé dans le Nord de la France et du Pas-de-Calais. Un album qui présente un niveau globalement identique à la précédente production, avec néanmoins un rythme un peu plus soutenu…

BELENOS, c’est le paganisme celtique : cela fait trois albums que c’est ainsi et cela ne va certainement pas changer maintenant, tant que le groupe existera, bien sûr. Le concept est donc païen et celte avec un intérêt tout particulier apporté à la guerre cette fois-ci, et une certaine violence musicale qui est là pour le rappeler. Celle-ci est ainsi bien présente et également bien mise en avant dans la musique, notamment dans les courts interludes païens qui viennent régulièrement entrecouper les morceaux de l’album.

Une ambiance correcte soutenue par une technique également plus que correcte, surtout grâce à un très bon batteur (le réputé Gilles de GRONIBARD, qu’il n’est plus besoin de présenter) polyvalent et carré, bourrin quand il le faut. Côté guitares, les riffs sont un peu plus metal et incisifs, un peu plus variés aussi, mais ne présentent aucune originalité et souffrent de quelques problèmes de maîtrise au niveau des structures musicales, sur certains passages. Le principal problème reste surtout qu’ils ne sont guère inspirés, ce qui est dommageable quand on n’utilise pas de claviers. On aurait désiré quelques bons riffs tels celui qui ouvre le premier album (Errances oniriques) !

Et c’est bien là le problème majeur de l’album : le manque de rendu, d’inspirations. Les morceaux s’enchaînent de façon plutôt agréable, mais ne marquent guère les esprits et on en a vite oublié l’essence même après quelques minutes. La présence de chants clairs, de chœurs, est tout à fait intéressante, mais ils sont souvent mal placés et leur pertinence s’en trouve de facto altérée. Quant à l’utilisation de la guitare sèche et des quelques instruments traditionnels celtes, on ne peut que se répéter : intéressants, mais mal placés. Pourquoi avoir tant accès à leur sujet sur les interludes plutôt que de les incruster dans les morceaux mêmes, notamment en symbiose avec les autres instruments metal ? L’impact est d’autant moins important, dommage !

Côté production, cela laisse un peu à désirer je trouve : non pas qu’elle soit vraiment mauvaise (déjà meilleure que sur l’album précédent !), mais pour le style et le type musical, on était en droit d’attendre un peu plus de punch, afin de mieux faire ressortir la violence et les passages atmo. Enfn, le mixage est cette fois-ci plutôt réussi, donc ça passe…

Bref un album qui reste tout à fait correct, surtout sur la forme, mais dont le fond manque d’intérêt à cause d’une inspiration trop faible et d’une gestion un peu bâclée des ajouts originaux que sont les chœurs et les passages d’ambiance, folk. Sur ce point on ne peut que remarquer une répétition avec Spicilèges et espérer que le prochain album saura gommer ces quelques défauts…

par Baalberith, le 16/11/2012

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