ARCKANUM

ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ

Présenter ARCKANUM n’est pas nécessaire. Tout le monde connait ce groupe culte suédois né en 1992 et auteur de classiques du BM dans les années 90. Fran Marder, Kostogher et Kampen ont marqué beaucoup de monde à l’époque de leur sortie. Ce fut aussi pendant longtemps un de ces groupes pour lesquels il fallait se battre pour trouver les CDs. Ces albums étant épuisés, ils se vendaient bien chers… avant d’être enfin réédités et de faire le bonheur des bourses plus humbles.

Ces rééditions furent suivies du retour du groupe, l’un des plus marquants depuis ceux de LIMBONIC ART ou ABIGOR. L’album Antikosmos sortait en 2008, mais la musique de ce premier album depuis 10 ans décevait beaucoup de monde. On lui reprochait de ne pas avoir la même force que par le passé. Il était certes bon, mais pas assez. Pour moi, c’est même plus l’album que j’aurais aimé voir sorti par KAMPFAR plutôt que par ARCKANUM.

Tout le monde pensait alors que la bête allait se remettre en hibernation et attendre 10 autres années pour faire un autre album satisfaisant sans plus, mais finalement il n’en fallut qu’une seule. Et la deuxième surprise, c’est que ce ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ est énorme, reléguant son prédécesseur à une sorte de remise à niveau, de rééducation nécessaire pour refaire des morceaux de grande qualité.

La formule est pourtant la même avec des mélodies marquantes qui font froid dans le dos et soutenues par une voix toute aussi gelée à laquelle il ne manque que la variété pour égaler la grande période. Le groupe parvient à atteindre un équilibre parfait entre le professionnalisme et la spontanéité. On a des sensations très proches de ce que fait un HORNA par exemple. Le groupe joue sur plusieurs ambiances, sachant où mettre un break ou un sample imparable (les hurlements de loup suivis d’une longue conclusion instrumentale nostalgique sur « Þyrpas Ulfar » par exemple). Il trouve aussi des riffs entêtants qui reviennent nous hanter longtemps après la fin de l’écoute (« Þursvitnir»).

Le seul problème notable est le trop long morceau instrumental qui coupe l'album : "Þá Kómu Niflstormum". 7 minutes qui sont correctes musicalement, mais qui viennent couper le rythme.

Il est dommage aussi que les paroles ne soient pas dans le livret vu l’importance que Shamaatae porte au concept. Il a effectué de longues recherches sur les thèmes gnostiques et anti-cosmiques et le titre de l’album lui-même avec la rune « Þ » répétée onze fois fait référence aux Thurses de la mythologie nordique, des symboles de force, méchanceté, savoir, mais aussi laideur. Ces paroles sont sur le site officiel, mais à moins de parler la langue, il sera difficile d’en profiter.

http://www.myspace.com/officialarckanummyspace

par Sakrifiss, le 15/10/2009

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