AORLHAC

La Cité des Vents

Les Auvergnats sortis de nulle part, AORLHAC, ont réussi en un album à mettre presque tous les amateurs de black metal à genoux. A la croisée des vents était déjà une grande réussite, un souffle épique aux allures de black médiéval et mélodique. Et sans surprises, avec La cité des vents, le groupe remet ça !

Le black de AORLHAC reste dans la même veine que sur le premier album. A la croisée des vents t'avait bien enivré n'est-ce pas ? Ne t'inquiète pas, tu vas à nouveau avoir droit à ta dose de black mélodique ultra-puissant, qui te fout la pêche à coup sûr et te transporte dans un Moyen-Âge pittoresque et si plaisant. Les riffs épiques au possible sont toujours là, et la jouissance auditive a lieu dès les premières notes du morceau « Le bûcher des cathares », reprenant le thème de la petite acoustique d'intro. Si l'ambiance est la même, on pourra tout de même noter des différences au niveau technique, avec notamment un certain délaissement des influences qu'avaient le black finlandais sur le groupe dans le premier album. AORLHAC nous assène plutôt ses mélodies épiques à l'aide de leads dévastatrices. Le groupe semble également laisser de côté ses riffs heavy destructeurs qu'on retrouvait sur les chansons « Le charroi de Nîmes » et « Aorlhac » - dommage. Spellbound quant à lui revient plus déchaîné que jamais, son chant est cette fois un réel plus à la musique d'AORLHAC, beaucoup plus possédé que sur le premier album, et Ashcariot à la basse nous gratifie de slides bien sentis sur les transitions.

Passons aux points noirs - parce que oui, il y en a quand même. Une des caractéristiques d'AORLHAC est le très grand nombre de riffs présent dans chaque chanson ; une bonne chose qui apporte en général une grosse pêche, mais qui peut également être un défaut. Parce que du coup, on a droit à certains morceaux sans réelle cohérence, et là je pense notamment à « La comptine du Drac » où les riffs se suivent, se suivent encore et encore (comment les musiciens font pour retenir tout ça ?) et n'ont franchement rien à voir entre eux. Dommage, il y a un paquet de potentiel dans certains d'entre eux, mais le morceau n'a pas d'identité propre, de mélodie entêtante comme peut l'avoir l'excellentissime « Sant Flor, la cité des vents » (meilleur morceau de l'album). L'autre revers de la médaille est la faiblesse de certains riffs - ben oui, on ne peut pas sortir des tueries à chaque fois ! On a donc droit à certains plans corrects, mais dont la qualité contraste franchement avec les meilleurs moments de l'album, dommage. Enfin, on peut blâmer la longueur de l'album - plus de 50 minutes - qui peut de ce fait laisser un peu place à l'ennui du fait du style que pratique le groupe. Personnellement, vu l'intensité de la musique de AORLHAC, une durée de 30 minutes comme sur le premier album me semble idéale.

La cité des vents comporte son lot d'améliorations par rapport à A la croisée des vents, mais également ses quelques régressions - typique du jeune groupe qui se cherche ? Mais on ne va pas bouder notre plaisir, cet opus cru 2010 est aussi bon que le premier, ce qui en fait une sacrée tuerie, et ce n'est pas la reprise de TAAKE en hidden track qui me fera dire le contraire !

 

par Jankowitch, le 14/02/2011

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