ALGHAZANTH

The Three-Faced Pilgrim

Le dernier album des Finlandais avait un peu divisé les fans : certains regrettaient le manque d'énergie d'antan et d'autres saluaient leur inspiration mélodique. En tout cas, tous s'accordaient sur un point : ALGHAZANTH nous sortait là un album trop mou ! Alertons de suite le lecteur : ce 7e album est purement dans cette lignée, avec la qualité d'inspiration en moins. Ne noircissons pas trop le tableau, mais avouons que cet album est loin d'être le meilleur du groupe.

Musicalement, le style est donc encore une fois du Black Metal symphonique, mais cette fois-ci avec une tendance plus nette à lorgner sur l'atmosphérique. Les guitares, toujours en accompagnement, offre un soutien typique de la veine finlandaise (dont ALGHAZANTH est un des meilleurs représentants dans la branche « new school »). Les morceaux sont longs, seulement au nombre de 6 pour un peu plus de 46 minutes, soit une moyenne de 7 à 8 minutes par plage. De quoi développer largement sa musique quand on officie dans un style comme le leur. Et ils maîtrisent leur sujet sur ce point : des breaks bien placés, des riffs intelligents qui jouent très bien avec les claviers, des rebondissements mesurés mais présents. Bref, l'expérience parle ! Le souci est que l'inspiration, si elle est très loin d'être absente (on relève plusieurs très bons passages, servis par une voix toujours de qualité), n'est pas à la hauteur du précédent album (qui représentait certes à mon sens le meilleur exemple de toute leur discographie sur ce point). Du coup, ceux qui ne sont pas particulièrement fans du groupe ou du style auront du mal à adhérer pleinement. Les autres, quant à eux, ne devraient pas se plaindre de ce nouvel ajout à leur cdthèque...

Visuellement le groupe est tombé bien bas ! Passons la pochette : elle est certes tout à fait contestable, mais suit la logique stylistique du groupe depuis quelques albums et ne pose pas non plus de gros problèmes (surtout qu'elle est bien dessinée). Le problème vient plutôt du livret, affreusement blanc et sans travail, où seules les paroles remplissent les pages blanches, sans aucun artifice ! Le concept est toujours ésotérique, on ne va pas épiloguer sur le cygne noir et le blanc je pense que tout le monde aura compris, mais bien difficile de s'y impliquer dans l'ambiance (même si l'atmopshère générale est bien là). Bon, après tout ce n'est guère étonnant.

Manque d'inspiration, trop grande mollesse générale, The Three-Faced Pilgrim ne restera pas dans les annales du groupe, même si c'est dans l'absolu un bon album ! A réserver surtout aux fans du style...

par Baalberith, le 21/01/2014

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