AGATHODAIMON

Phoenix

Treizième année d’existence et cinq albums à leur actif, les allemands d’AGATHODAIMON n’en sont pas à leur coup d’essai et ça se sent à l’écoute de cet album. Pour ceux qui connaîtraient déjà cette formation, le style change peu : baroques, les titres foisonnent de trouvailles musicales pour offrir une musique puissante, symphonique, baignant l’auditeur dans un univers gothique enténébré.

Cette chorale onirique va pourtant diviser les amateurs de symphonique. En effet, parmi la pléthore d’éléments déployés par les germains, nombre d’entres eux vont sans aucun doute faire tiquer les plus intègres. AGATHODAIMON s’est effectivement ouvert vers une musique plus accessible, « mainstream » diront certains, si bien qu’entre les vocaux clairs, l’accompagnement électro (déjà présent sur  Serpent’s Embrace, leur précédent album datant de 2004) ainsi que la production lisse (typée Nuclear Blast) l’album convaincra difficilement une partie de son public mais d’un autre côté cela va leur ouvrir de nouveaux horizons plus larges tellement cet album est calibré aux normes de la production de la scène metal de ces dernières années.

Nombreux sont ceux qui vont arrêter de lire la chronique sur le paragraphe précédent, pourtant je ne cache pas un certain enthousiasme pour cet album qui ne manque pas de talent. AGATHODAIMON nous propose une heure de musique qui n’ennuie jamais grâce à un travail soigné des compos ayant pour la plupart une structure chiadée où chaque musicien trouve sa place si bien que l’on ne trouve jamais qu’un instrument n’est pas à sa place ou de trop.

Les premières minutes ne rassurent pourtant pas : les parties électros s’imposent de trop et le groupe déploie tout son attirail rapidement histoire de planter le décor ce qui ne manque pas de déconcerter. Mais très vite la formation trouve sa place (« Devil’s Deal » et « Ground Zero » sont deux titres significatifs de la qualité générale de l’album). On pourrait reprocher la diversité des vocaux (tour à tour Death, Black et clairs) qui cohabitent parfois difficilement (« Amongst The Vultures » fonctionne moyennement) ou qui voient parfois l’un s’imposer au détriment des autres (« To Our Ashes », titre très bien composé mais qui voit les vocaux clairs prendre le pas sur le reste). Notons l’arrivée d’un nouveau vocaliste qui s’accorde bien au style du groupe  (en plus du chant clair du seul membre fondateur encore en activité dans cette formation : Sathonys).

Mais ne boudons pas notre plaisir, AGATHODAIMON parvient à faire vivre son univers (les breaks au piano de « Oncoming Storm ») et c’est bien là le principal. Pour résumer, Phoenix est un bon album pour peu que les précédentes œuvres de ce groupe vous aient déjà plu.

par DreamSquare, le 02/04/2009

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