XAOS OBLIVION

Desolation...

 Derrière ce nom de groupe se cache celui d'un seul homme, un Polonais qui n'est peut-être pas le plus connu de sa scène, mais qui en est pourtant l'un des plus actifs ces dernières années. On retrouve ainsi Monsieur Xaos Oblivion dans plusieurs formations dont les anciens de ABUSIVENESS pour qui il assure désormais les vocaux mais également OPEN HELL (chant) et DEMONIC SLAUGHTER (chant, guitares). L'homme est multi-instrumentiste, et il en fait la démonstration sur ce projet solo où il est tout de même aidé à la basse par un certain Dyphilla.

Si c'est ici le deuxième album qu'il sort sous son nom, les morceaux viennent en fait d'une démo sortie en 2005 lorsque le groupe s'appelait encore OBLIVION. Ils ont été retravaillés pour cette sortie plus « professionnelle » et le résultat est convaincant. Même si le thème est bateau, le cheminement est réfléchi, allant de la désolation (« Desolation »,13mn) à la chute (« Falling », 8.30mn) en passant par la dégradation (« Degradation »,12mn), la douleur (« Sorrow », 6.30mn) et le suicide (« Suicide »,9mn), les ambiances ne déçoivent absolument pas le long des 50mn totales. L'homme y libère ses démons intérieurs, ses angoisses, son sentiment d'impuissance et sa rage avec justesse grâce à de bonnes variations rythmiques. Au sein d'un même titre on passe ainsi de passages lents doomo-dépressifs (tout de même minoritaires) à d'autres plus rapides et/ou mélodiques. La progression est particulièrement réussie car elle est très naturelle grâce à une construction exemplaire. On navigue entre les eaux de XASTHUR et de JUDAS ISCARIOT, bien que le niveau soit évidemment un cran en-dessous. Décor désolé, accélérations diaboliques, riffs clairs incisifs, vocaux graves, passages qui restent en mémoire, concept bien présenté... Bref, des ingrédients efficaces ! Les soli de guitare sont superbement effectués et variés, comme sur le terrifiant "Degradation". Enfin, le dernier titre plus acoustique vient clore l'album de belle façon dans une « chute » finale lancinante.

 Il manque au final peu de choses pour que les titres deviennent des classiques. On parlera d'un léger manque de concision, d'une boite à rythme un peu envahissante et pourquoi pas d'un manque de personnalité, mais finalement ce sont bien peu de choses et l'envie de réécouter l'album se manifeste. Il faut par contre ne pas trop trainer pour se le procurer vu que seules 300 copies, numérotées, ont été tirées.

par Sakrifiss, le 16/03/2012

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