WOLF'S SOURCE

Remission of Spirit

WOLF'S SOURCE, voilà un drôle de groupe dont il m'est difficile de dresser le portrait. Unique sortie à ce jour, ce Remission of Spirit a attisé ma curiosité justement par le mystère qui entoure sa production et le membre unique qui en est l'auteur : Alexand Tantsyrev. Il semblerait en effet que ce dernier soit l'auteur d'un meurtre et qu'il écope de 8 ans de prison. Dès lors, il devient beaucoup plus difficile de produire un album en milieu carcéral perdu dans la région de Sverdlovsk. De plus, à l'instar de Varg Vikernes et son album Filosofem, il semble également qu'il n'ait jamais entendu l'enregistrement final de son œuvre qui transpire la haine de tous ses pores.

Quoi qu'il en soit, l'œuvre existe bel et bien, même s'il est permis de douter de la réelle efficacité de celle-ci. Il s'agit ici d'une œuvre partagée entre des passages diaboliquement efficaces et d'autres peu aboutis ce qui donne un ensemble au final assez bancal, s'étendant sur 7 titres pour une durée totale de 36 minutes. Musicalement c'est très Raw, sans concessions, et l'ensemble est dominé par une guitare tonitruante qui pèse sur les autres instruments. Dès « Dying Reality », le morceau faisant suite à l'introduction, le doute s'installe : très anarchique dans sa structure, la musique d'Alexand annihile tout espoir de subtilité au profit d'un gros bordel dysharmonique. N'ayant sans doute pas la possibilité de jouir d'une vraie batterie, la boîte à rythme fort répétitive gâche quelque peu l'écoute. Les vocaux sans être inoubliables sont représentatifs d'un état d'esprit que l'on imagine empli de haine. Les compositions ne manquent pas de breaks pour permettre de souffler entre deux avalanches de riffs destructeurs rythmés par des percussions hypnotiques bien que souvent ratées (la première partie de « Way of Solitude » est significative de l'utilisation foireuse de la boîte à rythme), le tout s'accompagne de solos qui s'intègrent efficacement en plus d'adoucir le tout.

Remission of Spirit n'est certes pas original avec ses éléments Raw traditionnels. L'utilisation du thérémine au milieu de « The Past » ajoute un côté horrifique aussi surprenant qu'agréable mais ce sera bien le seul. Mais Alexand Tantsyrev n'oublie pas de ménager nos oreilles en plaçant à mi-parcours puis en toute fin d'album deux titres mélancoliques : « March of Infinity » (court titre instrumental) puis « Eternal Witness » qui clôt l'album sur une complainte malsaine.

Les écoutes prolongées de cet album me laissent dubitatif... L'enregistrement barbare vraiment désagréable gâche ce qui a tout lieu d'être un album intéressant. Si les conditions de cet enregistrement se révèlent exactes cela peut se comprendre, mais c'est un beau gâchis...

par DreamSquare, le 28/03/2009

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