VOID OMNIA

Dying Light

Après une démo en 2014, les Californiens de VOID OMNIA sortent en 2016 leur premier album. Si parmi les cinq membres de ce groupe, aucun ne parle vraiment à un blackist, c’est qu’ils sont issus de la scène Metal dans sa conception la plus large, c'est-à-dire bien plus Metal que Black. On pourrait craindre le pire pour cet opus, mais contre toute attente, c’est bien un produit de Black Metal auquel on a affaire ici…

En effet, le choix musical lorgne clairement sur du Black Metal mélodique dynamique, servi par une voix Black tout à fait intéressante. Si l’approche Metal n’est pas absente, c’est certain, elle ne s’exprime pas trop et s’immisce finalement très bien dans des structures musicales typique du style. La construction musicale privilégie en effet la linéarité sans afficher de lourdeur  et en plaçant quelques breaks intelligents. Les riffs sont au cœur de la problématique et si le jeu des guitares est bien travaillé, aucune surenchère n’est à regretter. Bref, on reconnaît l’expérience Metal des membres du groupe, mais ceux-ci ont aussi compris ce qu’était le Black.

Il s’agit donc d’un Black mélodique flirtant avec le brutal tout en restant fluide dans ses rythmiques et en s’offrant quelques bons changements de rythme. VOID OMNIA ne ressemble à aucun autre groupe en particulier mais s’inspire clairement des références du style, telles qu’on les retrouverait dans un bon nombre de groupes extrêmes. La qualité de cet album est peut-être d’avoir su tout assembler de manière suffisamment crédible et intelligente pour que cela sonne bien. Ainsi, aucun grand moment n’est proposé, mais le rendu général est agréable.

Le visuel, en revanche, est de très piètre qualité. Passons la pochette hybride entre un HORNA et un OBSDIAN GATE (1er album), digne d’un Morpheus à l’époque où il réalisait les visuels de LIMBONIC ART, c’est affaire de goût disons, mais le livret (4 pages !) n’offre rien d’autre que les paroles sur fond d’un zoom très grossi d’une partie de la pochette. On se croirait revenu dans les années 90, à l’époque où on ne savait guère faire beaucoup mieux dans la scène !

Il est difficile de toute façon d’accréditer une ambiance bien établie ici : l’ensemble est agréable, mais rien ne s’en dégage vraiment. C’est davantage de la musique pour de la musique, même si ça n’est pas pour autant stérile.

Une autoproduction très bienvenue, qui exploite les classiques du genre de manière pertinente !

par Baalberith
Le 13/01/2017

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