TWILIGHT (USA)

Monument to Time End

On n'y croyait pas vraiment, mais c'est chose faite, TWILIGHT sort un deuxième album et avec une "Dream Team" qui n'a que peu perdu de sa superbe par rapport à 2005. Nous avons dit au revoir à M.XASTHUR et M.DRAUGAR, mais il reste encore des membres au passif impressionnant. On retrouve Wrest, Imperial, Black Judd et Aaron Turner qui jouent ou ont joué dans de grandes formations américaines : LEVIATHAN, KRIEG, NACHTMYSTIUM, JUDAS ISCARIOT... et pas seulement de black en fait. Deux nouveaux membres viennent d’ailleurs d'un autre monde musical. L'un vient du sludge, l'autre a plutôt touché au doom. Mais il n'y a aucun doute possible, ils n'ont pas révolutionné TWILIGHT. Au mieux, ils ont peut-être apporté un point de vue ou une idée, mais pas de morceaux complets.

 Souvenez-vous du premier album de 2005 ! On avait plutôt l’impression que chaque membre avait composé un titre dans son coin, correspondant à l’univers musical de son groupe, et que le groupe le jouait ensemble. Ça donnait un album varié. On comprenait tout de suite quel titre avait écrit Wrest, quel autre avait été proposé par Malefic etc... Eh bien 5 ans après, l'ensemble est beaucoup plus homogène, et donc moins surprenant. Le groupe - et j’insiste bien sur ce mot de groupe maintenant - a choisi de se concentrer sur la lourdeur et les ambiances inquiétantes de LEVIATHAN et les riffs et incursions progressives de NACHTMYSTIUM période fin des années 2000. Mais attention, ce côté progressif est tout de même retenu, et on ne se retrouve pas avec des morceaux qui en font trop.
 Et finalement, même si la variété du premier effort avait son charme, il faut reconnaître que les titres sont réussis et que l’homogénéité n’est pas synonyme de répétition ou d’ennui. TWILIGHT travaille avec deux ingrédients principaux (pour ceux qui lisent de travers : LEVIATHAN et NACHTMYSTIUM), et y ajoute quelques épices. En changeant les doses de chaque ingrédient, ils en font des morceaux variés sur le même thème. Il leur suffit de mettre un dose plus importante de LEVIATHAN sur l’un (« Red Fields »), une dose plus importante de NACHTMYSTIUM sur un autre (« 8.000 Years »), ou encore de respecter un équilibre parfait (« Decaying Observer »).
En ce qui concerne les « épices » qui viennent relever tel ou tel titre, ce sont des choeurs légers à la AMESOEURS mais qui ne s’attardent pas sur « The Cryptic Ascension » ou alors des riffs progressifs sur l’excellent final de « 8.000 Years » ou encore sur « The Catastrophe Exhibition ».
Ils ont un réel talent des mélanges !
Bon, il faut pas se fier aux deux premiers titres, bons mais trop longs avec 10 minutes chacun et qui ne donnent pas une bonne interprétation de la richesse des autres titres. Il ne faut surtout pas lâcher après ces deux morceaux !

  Monument to Time End est un album qui a été créé avec plaisir et passion, et cela se ressent. On n’a pas l’impression d’écouter une oeuvre trop ambitieuse qui pêterait plus haut que son cul, comme j’aurais pu le reprocher à Assassins : Black Meddle Part I. Non, cet album, c’est définitivement du bon travail !
http://www.myspace.com/twilightusbm

par Sakrifiss, le 01/07/2010

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