NAER MATARON

Praetorians


Voilà un groupe que je suis bien content de retrouver car malgré son nom à la sonorité ridicule, ses albums sont toujours plus qu’honnêtes. Il faut dire que cela fait bientôt 15 ans qu’il officie dans le genre, et sa longue expérience lui a donné un statut de « leader », ou au moins de « doyen respecté » dans leurs contrées grecques. En dehors, c’était encore assez timide, mais les voilà sur une écurie qui pourra mieux le promouvoir : Season of Mist.

Avant tout, ce nouvel album a un meilleur son. Il met en valeur les compos et parvient à conserver un son cru parfait pour la musique, c’est-à-dire un black metal direct et haineux, mais avec du riff, du break et un clavier assez léger. Les titres me font penser à du MOONBLOOD qui aurait acheté une bonne production. C’est du coup un mélange de NAGLFAR pour l’énergie (« Ostara ») et de MÜTIILATION pour les mélodies qui apparaissent subitement et emportent l’auditeur (« Death Cast A Shadow Over You »). Bref, l’équilibre est parfait.

NAER MATARON nous offre un travail minutieux où chaque son, chaque mélodie, chaque timbre vocal ont été réfléchis. Ainsi, le nouveau chanteur, qui n’est autre que Vicotnik de DODHEIMSGARD, jongle avec sa voix et offre une palette vocale extrêmement variée. Il a la plupart du temps une voix « reptilienne » (« Sun Wheel »), mais elle offre des nuances qui évitent la répétition (espèce de crapaud sur « Incarcerating Gallantry »). Il a de grandes capacités et peut sortir de longs grognements qui n’en finissent plus et font aussi froid dans le dos que ceux de NEHËMAH (« Secret Heritage »). Mais son autre qualité, c’est de savoir s’effacer pour ne pas monopoliser l’attention. On peut alors profiter du travail des autres musiciens et c’est alors la grande classe avec des passages d’une grande tension, soit agressifs, soit planants.

Seule la batterie qui bourrine à mort aurait pu être meilleure si elle avait offert un jeu plus varié et ne se contentait pas d’être carrée et assoifée de vitesse. Je reprocherai aussi au groupe de trop nous gâter et de nous gaver. L’album ne fait peut-être qu’une heure, mais il aurait gagné en clarté et efficacité sans « Soll Invictus » (qui aurait pu apparaître sur un des derniers albums de BEHEMOTH) et « Eagle’s Nest », inutiles.

A noter la présence d'un bonus vidéo : le clip de « Incarcerating Gallantry », titre très réussi qui représente bien l’album et qui est mis en image dans un clip réalisé avec de bons moyens et qui nous fait entrer dans leur monde gore et dérangé.

par Sakrifiss
Le 28/03/2009

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