M8L8TH

Nepokolebimaja Vera

Je dois être l’un des seuls à avoir attendu avec impatience ce nouvel opus des Russes. Il aura fallu 5 ans pour avoir une suite à By the Wing of Black. Généralement, une telle attente déçoit. Le groupe peut avoir changé de musique ou alors nous avons changé de goûts. Il arrive fréquemment qu’on ait mis trop d’espoirs dans un nouvel album aussi.
Ici, la situation est encore différente car on se retrouve avec un album avec des titres très différents.

Tout d’abord, on retrouve toujours des morceaux limite punk avec une putain d’énergie contagieuse. Pas une énergie qui donne envie de bouger son cul, mais une énergie qui attrape le corps et donne envie de tout défoncer. Mais la hargne est malheureusement moins forte. La raison, simple, est le changement de chanteur. Ivan se débrouille très bien, et ça défouraille sans souci, mais Aleksey était parfait dans ce rôle. Il rajoutait une intensité un peu perdue. On s’en prend plein la gueule, mais il ne nous achève pas une fois à terre. Les quatre premiers morceaux sont de cet acabit, bien directs et puissants. « Gromom Iz Nebes » se paie même le luxe de nous rappeler qu’on peut être festif sans être des tapettes avec une intro accompagnée de sifflets et rires qui entraînent dans un bar plein de camarades musclés plutôt que dans une forêt remplie de trolls.

Et après ce morceau, c’est LA surprise avec un changement total de style. «Rodnyj Moj Kraj» débute à la guitare sèche, enchaîne avec une voix nostalgique et haineuse, et s’emballe pour se transformer en portrait craché de TEMNOZOR. Le titre signifie « My Native Land », et ça explique tout. Ce morceau est un cri désespéré très communicatif, un morceau qui change du reste mais qui est tellement bien exécuté qu’on ne peut pas leur en vouloir. Excellent. Ils remettent d’ailleurs le couvert un peu plus loin avec « I Vse Zhe Budet Tak », plus calme et contemplatif. C’est le cas aussi de « Voron K Voronu... » avec une belle intro acoustique, des vocaux très pagan slave et des guitares mélodiques.

L’album se termine avec « Black Spell of Destruction », une reprise de BURZUM  bien arrangée à la sauce M8L8TH.

Les deux parties de l’opus sont très différentes et l'une pourra déplaire aux fans de l'autre. La première est fidèle au vieux M8L8TH, la deuxième plus sensible. Finalement, au fil des écoutes cet album m’aura déçu, surpris, déboussolé mais aussi conquis. S’il me plaît moins que le précédent, j’apprécie les efforts fournis et la nouvelle orientation vaut le coup.

http://www.myspace.com/m8l8tx

par Sakrifiss
Le 04/10/2009

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