LES CHANTS DE NIHIL

Armor

Personnalité atypique  de plus !  dans le paysage BM français depuis maintenant plusieurs années, LES CHANTS DE NIHIL fait partie de ces groupes difficilement classables mais au style rapidement identifiable. Si en 2011 Propagande érogène représentait, avec le recul, ni plus ni moins que l'album français de l'année, celui-ci n'est pas loin de réaliser la même prouesse pour 2015, malgré une approche légèrement différente.

Premièrement, chose rassurante, on trouve très vite ses marques. Tout ce qui fait l'intérêt du projet n'a pas bougé : la structure des titres est toujours aussi intéressante car à la fois évidente et surprenante, on sait où l'on va mais on ne sait pas comment ! Toujours présent aussi cette recherche dans les compositions, cette finesse dans l'approche, de plus en plus poussée à chaque sortie. Egalement cette façon de mettre les voix plus en avant que la moyenne, faisant ressortir cette forte dose de poésie obscure et subtile, bien propre au groupe, ces vers riche en références, emplie de nostalgie, de fierté, tout autant que de perversité et de lubricité, on ne s'en lasse pas ! Jamais dans l'excès surtout, toujours dans la juste mesure.

Au registre des changements, déjà la production n'a jamais été aussi travaillée je crois, donc vraiment optimale. Il y a aussi du changement dans le rendu puisqu'il se dégage un côté plus intimiste, une plus grande sérénité parfois, mais aussi une plus grande force. En bref, on a affaire à un album plus contrasté qu'avant. De fait, la sensibilité des titres comme « Lune Rousse » ou « Les Bois Innervés » contraste beaucoup avec la surprenante énergie d'un « Roule et Enrôle », offrant une puissance rarement atteinte par le passé. Ce n'est pas le seul d'ailleurs puisqu'on atteint aussi de purs moments de bravoure avec « Rideau de Chair » et surtout le magnifique « Aux Flambeaux » qui termine à merveille l'album. Je ne me lasserais jamais de ce titre je crois.
Par cet effet de contraste, fatalement, certains passages ont moins d'impact que le reste, mais pourtant l'album ne s'essouffle pas avec le nombre d'écoutes, bien au contraire. Mois après mois, il ne fait que s'améliorer, les subtilités ne cessent de se révéler, et chaque titre se rend indispensable à sa manière, j'en suis le premier surpris.

Quelques mots sur l'objet car le digipack est de grande qualité. Si la pochette peut, comme celles d'avant, paraitre déroutante (c'est sa luminosité qui me parle surtout), l'intérieur est chargé de dessins travaillés et évocateurs, tous très liés au concept de Armor, où la Nature y est superbement mise en valeur. Dommage que le livret soit un peu trop sombre par contre, il aurait été intéressant d'y retrouver plus de ces dessins.

Encore une fois, LES CHANTS DE NIHIL frappent fort. Le temps j'espère le confirmera car de mon point de vue ils se rendent à chaque sortie un peu plus indispensable à la scène française.

par Blaise, le 15/09/2015

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