HANDFUL OF HATE

You Will Bleed

La scène Black Metal italienne n'est pas forcément réputée pour regorger de groupes incontournables. Il y a bien évidemment quelques exceptions, et des groupes comme ABORYM ou même GRAVEWORM (à une certaine époque) ont su imposer leur nom et leur genre dans les tablettes du style si noble qu'est le Black Metal. Il ne faut pas pour autant bouder tout ce qui sort de chez nos voisins transalpins et depuis quelques années, HANDFUL OF HATE tente de faire son trou dans le monde très élitiste du Black Metal. Et cet album est vraiment digne de les amener sur le devant de la scène.

Car c'est une énorme claque dans la gueule que vous vous apprêtez à prendre avec ce You Will Bleed ! Un concentré de violence Sado-masochiste extrême, un bain de sang érotico-morbide, une orgie sexuelle dépravée, telles sont les descriptions qui me viennent en tête à l'écoute de cet album. HANDFUL OF HATE ne fait pas dans la dentelle et expose la totalité des vices les plus malsains à travers 9 titres pendant une quarantaine de minutes. L'album s'entame sur un "You Will Bleed" vomi des entrailles du chanteur qui nous entraîne alors dans un tourbillon sonore dont on ne sort pas pendant le reste de l'écoute.

Mais ce qui fait toute l'ingéniosité de l'album, c'est l'alternance entre des riffs puissants et accrocheurs tels des fouets qui claquent sur la chair humaine et d'autres passages plus dissonants qui parachèvent l'atmosphère de dépravation. Le groupe a eu l'intelligence de maîtriser et varier ses compos de sorte que l'ensemble ne soit pas plat ou monotone ; au contraire, la force même de l'album réside dans l'alchimie presque parfaite qu'a su créer le groupe entre mélodie et rage vicérale ainsi que dans l'alternance contrôlée de passages rapides et d'autres plus lents.

Les 2 premiers morceaux sont emplis de hargne et débouchent sur "Bliss Between Thorns", morceau plus lent et atypique à l'ambiance sale et noire. "I Gave you Scars" est un concentré de haine vraiment accrocheur qui sort vraiment du lot. Les 4 morceaux qui suivent sont une combinaison entre puissance et passages lancinants, dont l'excellent "March of Hate" marque l'apogée. Le dernier morceau reprend la violence du début de l'album pour finir en « beauté ».

You Will Bleed est de loin le meilleur album de HANDFUL OF HATE. Il représente vraiment à mon sens une maturité dans la musique du groupe. Chacun des titres est réfléchi et magistralement exécuté. La production met le ton sur la puissance sonore plus que sur l'atmosphère, mais celle-ci reste tout de même extrêmement présente grâce aux mélodies et passages dissonants subtilement mêlés dans les morceaux. On regrette peut-être juste un style un poil répétitif de temps à autre, mais c'est vraiment histoire de trouver un défaut à cet album.

En résumé, je vous conseille cet album pour que vos prochaines soirées SM prennent vraiment une toute autre dimension. Vous n'en tirerez que davantage de plaisir...

par Xaph, le 14/12/2011

Votre note

Vous devez être connecté pour discuter de cette chronique sur le forum.

   

Commentaires

Vous devez être connecté pour discuter de cette chronique sur le forum.

   

Evolution des notes du groupe

D'autres albums de Black Metal brutal recommandés

DARK FUNERAL - Vobiscum SathanasDARK FUNERAL - Diabolis InteriumSETHERIAL - NordNEGATOR - Die Eisernen VerseDARK FUNERAL - Angelus Exuro Pro EternusOCCULTUS - InthialDARK FUNERAL - Where Shadows Forever ReignAD HOMINEM - Dictator - A Monument Of GloryMARDUK - WarschauTSJUDER - Desert Northern HellAMNION - The Return Of Total DesolationAIGRO MUCIFELAM - Lost Sounds Depraved

D'autres albums d'ambiance Sombre recommandés

MGLA - With Hearts Toward NoneOBTAINED ENSLAVEMENT - WitchcraftCATAMENIA - Winternight TragediesTHUS DEFILED - Wings Of The NightstormVINTERLAND - Wings Of Sorrow  - Welcome My Last ChapiterULG - WindarkWHITE DEATH - White DeathULVEGR - Where the Icecold Blood StormsDARK FUNERAL - Where Shadows Forever ReignTHY PRIMORDIAL - Where Only The Seasons Mark The Path Of TimeTOBC - What It's like to Be UndeadMARDUK - Warschau

Partager cette chronique

Autres chroniques