GRIFT

Arvet

Deux ans après son excellent (bien que très court) Syner, Erik Gärdefors revient avec un nouvel album, tout aussi court, mais tout aussi bon. L’homme-orchestre enchaîne d’ailleurs les sorties depuis la naissance de son groupe en 2013 : pas moins de trois splits, autant d’EP et deux albums.  les albums, le reste est pourtant d’un niveau pourtant moins intéressant.

Sur Arvet, Gärdefors reprend donc ce qui a fait sa réussite sur l’album précédent : une musique charnelle avec une bonne dose d’instruments traditionnels (à cordes, percussion ou à vent), de samples de Nature, le tout accompagné de guitare sèche et de riffs mélodiques bien établis. La construction musicale est bonne, avec une grande variété, mais une fluidité et une maîtrise sans faille. Quant à la voix, elle suit très bien la musique, jusque dans les courts passages en clair. Il y a de la subtilité et du perfectionnisme dans cette musique, qui sait pour autant rester vraiment imagée et sincère, presque introspective.

Finalement, les influences sont à la fois nombreuses, sans jamais être totalement suffisantes pour décrire la musique de GRIFT. On passe d’influences proches d’un Kostogher d’ARCKANUM à d’autres plus typés vieux AGALLOCH ou EMPYRIUM / ULVER période instrumentale. Quand le groupe se lance dans ses mélodies motrices, on est alors bien davantage sur un Black mélodique plus classique. Mais de toute façon dans chaque cas le niveau est là et la musique touche juste !

Le choix d’un visuel A5 ici ne se justifie absolument pas, celui-ci n’étant finalement qu’une augmentation de taille du visuel habituel d’un album. En revanche, on retrouve encore une fois un objet de qualité. Le digipack est entièrement cartonné et agréable au toucher, tout comme le livret de 16 pages qui l’accompagne. L’ensemble est également homogène, dans une approche noir et blanc, avec quelques légers ajouts de symboles accompagnant les photos et quelques dessins crayonnés. Le seul problème est en fait ces photos qui, pour un certain nombre, n’ont pas grand intérêt, même pas de servir le concept païen et Nature mis ici en avant. Le choix de ne se limiter qu’à des dessins crayonnés, un peu comme l’avait fait en son temps LUTOMYSL sur son Overcoming Babel, eût été plus judicieux. Question ambiance, le niveau est encore meilleur : à la fois Nature, mélodique et païenne, on s’enfonce encore dans les profondes contrées scandinaves, forestières et froides.

Une très bonne suite à Syner, l’album ne pêche encore une fois que par un temps trop court, mais mis bout à bout, ces deux albums se suivent parfaitement et offrent ainsi plus de 70 minutes de très bonne musique, très bien dosée dans sa présentation, racée et inspirée !


par Baalberith, le 26/02/2018

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