GOATMOON

Varjot

 Ce troisième album de GOATMOON me replonge directement en 2007, année de la sortie du précédent et de mes débuts de chroniqueurs pour Postchrist. En 4 ans, il peut se passer beaucoup de changements dans le monde du black qui sait rester immuable et pourtant connaître des modes.
 Durant cette période, le groupe est devenu culte, ne serait-ce que parce que Finnish Steel Storm s’est vite écoulé, faisant le bonheur des Ebayistes. De plus, il y a eu un regain d’intérêt pour le black finlandais et beaucoup n’ont juré alors que par cette scène. Son black metal aux mélodies omniprésentes a beau s’inspirer de la scène française, des groupes comme SATANIC WARMASTER, HORNA, BAPTISM ou SARGEIST ont marqué. La vivacité et la qualité de cette scène ont entrainé une plus forte exigence des auditeurs envers ce style et il n’est pas aisé de sortir du lot en 2011.
C’est dans ce contexte que revient GOATMOON et le groupe sort l’album qu’on pouvait imaginer. C’est à dire qu’il poursuit son évolution en mettant encore plus en avant les mélodies et les ambiances claires. Les 2 premières minutes du premier titre font office d’introduction et proposent de l’acoustique, comme pour bien nous annoncer d’amblée que ceux qui espéraient un retour aux sources plus bourrinesques pouvaient rentrer chez eux. Et ensuite peut commencer le déluge de riffs et de mélodies constamment arrosé de guitares acoustiques et claviers au son clair et bien mis en avant. Le principe du BM finlandais est ainsi à son apogée, mais contient justement un peu trop de légèreté par moment. L’album est ainsi moins sombre que le précédent, au grand dam de certains, mais il ne faut pas penser qu’il est festif ou naïf pour autant. Le dynamisme est entrainant, pas niais.
Les 8 titres sont très directs et faciles à mémoriser. Le plaisir y est instantané et on devient vite familier de cette demie heure de jeu. Alors on peut certes reprocher une certaine linéarité des parties agressives, mais elle est rattrapée par un bel effort de variations. Elles auraient juste pu être un peu plus nombreuses ou plus appuyées. Je pense aux vocaux clairs et Burzumien nouvelle période de « Valley of Shadows » , à la flûte d’« Abomination of Winter » (qui m’a rappelé avec plaisir le regretté BETHZAIDA) et aux choeurs sur le quasi-instrumental « Varjo Valolta Suojelee » qui sonnent épico-pagan à la NYDVIND. Ces apports sont réussis et on en aurait bien repris un peu plus. Il permettent à l’album de naviguer entre du pagan et même du sympho sur une bonne base de trve.
Bref, cet album est réussi, mais pour le savourer, il faut surtout avoir envie de manger du black ultra mélodique, plus encore que sur Finnish Steel Storm. Les fans de LEGION OF DOOM voire de SALACIOUS GODS y trouveront aussi leur bonheur.

par Sakrifiss
Le 06/10/2011

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