GERM

Loss

Après un premier album en 2012, très contesté et polémique, mais pour moi l'une des meilleures découvertes de cette année, le one-man-band australien mené par Tim Yatras (ex-AUSTERE et ex-WOODS OF DESOLATION), GERM, revient la même année avec un second opus d'un peu moins de 35 minutes. Un deuxième album moins bon sans nul doute que le précédent, mais qui est loin d'être un album de seconde zone, au contraire ! Un deuxième opus également encore moins Black Metal (on me rétorquera plus que jamais : « est-ce seulement encore du Black Metal ? ») et plus ouvert vers d'autres influences. Ainsi, la polémique ne fera qu'enfler, mais ce ne sera jamais au détriment de la qualité de ce groupe...

En effet, avec une introduction comme celle-ci, la question de l'identité de GERM se pose plus que jamais, mais nombre d'autres albums plus ou moins connus s'écartent fortement du Black Metal sans pour autant rompre complètement avec lui. De SIGH à ARCTURUS, en passant par BORKNAGAR ou WOODS OF INFINITY, ce ne sont pas les exemples qui manquent ! On peut en discuter il est vrai, prétexter l'absence de « noirceur » ou de « concept BM », ou tout autre conception assez subjective, le côté électro-atmo ou la présence de voix claire trop prononcé(e) (le quatrième morceau à cet égard est évident !), le débat est pleinement ouvert. En tout cas, la voix Black est encore bien présente, et l'approche dans l'ensemble de l'œuvre me semble correspondre à du Black Metal avant-gardiste, même si on est à la frontière.  En effet, c'est bien l'aspect avant-gardiste qui l'emporte ici, là où le style électro dominait largement sur le précédent opus. On reconnaît de multiples influences : électronique bien sûr, mais également pop, Metal traditionnel ou musique classique, pour citer les plus importantes. C'est bien pour ceux qui aiment l'originalité musicale, souvent moins bien pour ceux qui aiment comme moi l'efficacité mélodique. Mais là où le talent de Tim parle, c'est qu'il arrive à faire de ce syncrétisme musical une œuvre inspirée et pertinente. Les morceaux sont de qualité et la présence de voix claire, moins bien placées quand même que sur l'album précédent, reste plutôt judicieuse. Un (très) bon ensemble donc, avec cependant une tendance nettement plus symphonique ou atmosphérique qu'électronique comme c'était le cas sur Wish.

Dommage, malgré toute approche si originale et variée qu'elle soit, qu'un visuel un peu plus évocateur et pertinent n'ait pas été choisi : le digipack est bien réalisé, le touché du papier cartonné agréable, mais le visuel se cantonne à une présentation très moderne d'éléments graphiques géométriques sans intérêt réel. Du coup, tant par le style que par le visuel, il est difficile de ressentir une ambiance très marquée, cela même si la subtilité générale offre malgré tout un univers musical assez éthéré.

Encore un album qui touche juste, tout cela en moins d'un an !

par Baalberith
Le 14/02/2013

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